Européennes : Pour éviter une pénurie, Toulouse recherche (déjà) des assesseurs bénévoles pour les bureaux de vote

PRÉCAUTION La mairie de Toulouse lance un appel à volontaires afin de trouver des assesseurs pour le scrutin européen du 26 mai. L’idée est d’anticiper une éventuelle pénurie

Helene Menal

— 

Une urne dans un bureau de vote a Toulouse
Une urne dans un bureau de vote a Toulouse — F. Lancelot / SIPA
  • La mairie de Toulouse recherche des assesseurs pour le jour des élections européennes.
  • Elle fait le constat que les militants politiques ne courent pas les rues et veut anticiper une éventuelle pénurie.
  • Le but est de recruter un réservoir de 500 assesseurs volontaires.

Vous prévoyez quoi pour le 26 mai prochain ? Si vous êtes un citoyen modèle vous ferez un détour par votre bureau de vote pour le scrutin des Européennes. Et si vous êtes un citoyen archi-modèle, vous répondrez à l’appel que vient de lancer la mairie de Toulouse en y passant toute la journée – de 7h30 à 22h30 – en qualité d’assesseur.

Cette recherche très officielle, et qui pourrait paraître prématurée, trouve son origine dans le souvenir mitigé qu’a laissé le deuxième tour de la Présidentielle 2017 au service des élections. « Avec Emmanuel Macron et Marine Le Pen comme finalistes, nous avons eu affaire à deux mouvements qui n’avaient pas l’habitude de mobiliser des militants. En Marche en a trouvé, le FN [désormais RN] non », rappelle Sacha Briand (LR), l’adjoint en charge des élections. Du coup, des employés municipaux volontaires ont dû venir bosser un dimanche en renfort.

Et comme Sacha Briand présume que les rangs des militants des partis politiques traditionnels ne sont pas en train d’exploser, il a décidé cette fois de prendre ses précautions. Il espère que l’appel lancé permettra de recruter un réservoir de « 500 citoyens », prêts à jouer les « assesseurs » dans les 263 bureaux de vote de Ville rose. Evidemment, si et seulement si les « scrutateurs » désignés par les candidats (dont le rôle est strictement identique mais qui ne sont pas nommés par le maire) ne sont pas assez nombreux.

Est-ce aussi une façon de faire des économies en ne recourant pas à des agents municipaux ? Sacha Briand répond par une pirouette : « Nous donnerons la priorité aux citoyens. Certains se mobilisent pour râler, c’est aussi une bonne chose de le faire pour la vie démocratique de la cité ».