VIDEO. Pyrénées: Des «bat box» pour protéger les chauves-souris de la pollution lumineuse

ENVIRONNEMENT Pour préserver les chauves-souris de la pollution lumineuse, des petits boîtiers enregistrant les ultrasons vont être installés dans le massif pyrénéen

Julie Rimbert

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Un petit rhinolophe au-dessus de Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées.
Un petit rhinolophe au-dessus de Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées. — T. Freidrich – Parc national des Pyrénées

En 2013, le Parc national des Pyrénées obtenait le label Réserve internationale de ciel étoilé. Malgré cette récompense, 40 % du flux lumineux émis par l’éclairage public se disperse encore directement vers le ciel, dérangeant les nombreuses espèces vivant dans le massif.

Perturbations des migrations, de la reproduction, des relations proies-prédateurs, l’impact de la lumière est loin d’être anodin sur les 30 % des vertébrés et 60 % des invertébrés qui vivent principalement la nuit dans les Pyrénées. Pour mieux connaître ces pollutions lumineuses, le Parc va étudier le comportement des chauves-souris en installant au printemps des « bat box », des boîtiers munis de micros qui vont enregistrer les ultrasons émis par ces chiroptères.

Déterminer un seuil de pollution

« Cette analyse acoustique va nous aider à savoir à partir de quel seuil de pollution lumineuse les chauves-souris sont dérangées et ne vont plus dans les zones trop éclairées, explique Éloïse Deutsch, chargée de développement durable au Parc national des Pyrénées. L’idée est ensuite de pouvoir travailler avec les communes concernées sur des mesures d’extinction des éclairages, par exemple le long d’une forêt ou d’un cours d’eau ».

Deux espèces, la petite et grande rhinolophe, et la famille des murins, qui sont sensibles à la lumière, vont notamment être observées.