Toulouse: Arrêtez de culpabiliser, une (vraie) crèche pour chiens est dans les tuyaux

ANIMAUX Une jeune Haut-Garonnaise veut ouvrir une authentique crèche pour chiens dans le nord de Toulouse. Elle fait appel au financement participatif... et aux maîtres qui voudraient soulager leur conscience

Helene Menal

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Des chiens qui jouent. Illustration.
Des chiens qui jouent. Illustration. — D. Callister - Rex Sipa
  • A force de culpabiliser de laisser sa chienne seule, une Haut-Garonnaise a décidé d’ouvrir une crèche canine dans le Nord toulousain.
  • L’éducatrice canine envisage un établissement sans box et tout un tas d’activités.
  • Pour faire aboutir son projet, elle fait appel au financement participatif.

Vous faites peut-être partie de ces maîtres qui culpabilisent de laisser leurs chiens seuls parce qu’il faut bien partir bosser le matin. Julie Teisseyre connaît ce sentiment aussi : lorsqu’elle était aide-soignante, elle abandonnait Happy, son adorable chienne bouledogue américaine « parfois 12 heures d’affilée pour partir à la clinique ».

Julie Teisseyre et sa chienne Happy.

Un crève-cœur qui, à force de la faire gamberger, lui a donné une idée : « Je me suis dit que je n’étais sans doute pas la seule et que la solution idéale serait une crèche », raconte-t-elle. Une vraie crèche, comme il n’en existe jusqu’à présent qu’une seule en France, en Moselle. Où on laisse son animal le matin et où on vient le récupérer le soir, quand il a bien joué avec ses semblables, évolué en toute liberté, et participé à tout un tas d’activités. Rien à voir avec les sociétés de gardiennage habituelles, où on laisse son toutou pour les vacances.

Une cagnotte pour donner un coup de patte

Ni une, ni deux, Julie, 28 ans à peine, a entamé sa reconversion. Elle a passé son diplôme « d’éducatrice comportementaliste canine » et, cette fameuse crèche, c’est elle qui va la monter. L’habitante de Garidech a déjà un nom, « Happy sitting », un logo, des contacts avancés avec les mairies du nord toulousain pour trouver le local idéal et une étude de marché solide. « Les gens intéressés sont de jeunes actifs, partants pour laisser leur chien à la crèche un ou deux jours par semaine », explique Julie. La jeune femme a fixé le forfait journée (dégressif) à 32,90 euros. Elle prévoit aussi des sessions d’agility, des cours d’obéissance si nécessaire, voire des massages canins, avec une amplitude horaire de 7h30 à 20h.

En fait, ce qui pèche, de l’avis de son banquier, c’est son apport personnel. Julie vient donc de lancer un financement participatif, dont les premiers contributeurs sont emballés par la contrepartie en « journées de crèche ». Et ravis à la perspective de soulager un peu leur conscience.