Toulouse: A quoi va ressembler (et servir) la future cité des start-up installée à Montaudran ?

ECONOMIE En 2020, les anciennes halles Latécoère de Montaudran accueilleront à Toulouse une cité des start-up

Beatrice Colin

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La future Cité des start-up va voir le jour dans les anciennes halles Latécoère à Montaudran.
La future Cité des start-up va voir le jour dans les anciennes halles Latécoère à Montaudran. — Taillandier Architectes Associés
  • Les anciennes halles Latécoère, où furent assemblés des avions, vont être transformées en cité des start-up d’ici l’an prochain.
  • La Région, qui porte le projet, va dépenser 32,9 millions d’euros pour y installer un FabLab, un Tiers Lieu mais aussi son incubateur régional et son agence de développement économique.

Ses futures façades habillées de lames en métal verticales sont une référence aux hélices des avions assemblés jadis dans ces halles par les ouvriers de Latécoère. L’an prochain, à quelques mètres de la piste d’où s’envolèrent les pionniers de l’aéropostale, un haut lieu de l’innovation verra le jour.

Le vaste chantier de la cité des start-up a été présenté cette semaine avant le début des travaux prévus fin mars. Dans ce bâtiment de 12.000 m2 installé au cœur de Montaudran, la région va créer un lieu où graviteront les jeunes pousses au sein d’un « Tiers Lieu ». Là, un immense espace de co-working sera mis à leur disposition, ainsi que des salles de réunion et un espace de conférences de 200 places.

Il sera complété par un Fab-Lab où les jeunes créateurs pourront tester leur innovation, soutenus par les équipes de Nubbo, l'incubateur régional, et de l’agence régionale de développement économique Ad’Occ.

« Nous avons voulu créer un environnement favorable à l’innovation. Nous sommes aussi en train d’acheter des bâtiments à côté pour que notre direction économie soit basée ici », explique Carole Delga, la présidente de la région Occitanie qui finance ce projet à 32,9 millions d’euros.

Fin des travaux en 2020

Inscrites aux monuments historiques depuis 1997, les halles font partie du patrimoine industriel toulousain. « Il faut que cela reste la mémoire du site industriel, nous avons voulu garder l’esprit de la grande halle », assure de son côté Pierre-Louis Taillandier, l’architecte en charge du projet.

A l’intérieur, des modules en bois seront installés sous la charpente métallique de la nef centrale. La première tranche doit être livrée en fin d’année et l’ensemble du chantier sera achevé en août 2020.