«Gilets jaunes» à Toulouse: Un étudiant condamné pour avoir menacé sur Twitter le grand patron des CRS

JUSTICE Un étudiant toulousain a été condamné ce mercredi à des travaux d’intérêt général pour un tweet menaçant visant le grand patron des CRS et sa famille…

20 Minutes avec AFP

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La plateforme Twitter. Illustration.
La plateforme Twitter. Illustration. — L. Wee - Sipa

On ne menace pas impunément le grand patron des CRS et sa famille. Un Toulousain de 21 ans en a fait l’expérience ce mercredi en écopant de 105 heures de travail d’intérêt général.

L’étudiant en biologie comparaissait devant le tribunal correctionnel de Toulouse pour un tweet, diffusé le 8 décembre, en plein mouvement des « gilets jaunes » : « Je ne dis pas qu’il faut le tuer mais porter atteinte à son intégrité physique ou à celle de sa famille, ce serait bien. Je n’en ferai rien bien sûr, c’est une suggestion », avait-il écrit en visant le préfet Philippe Klayman, directeur central des CRS dont il avait trouvé le nom sur Wikipedia.

« Imbécillité »

Le message, sur un compte crédité de 79 followers en tout et pour tout, a été signalé sur la plateforme Pharos du ministère de l’Intérieur. Twitter a décidé dans la foulée de fermer le compte.

A la barre ce mercredi, l’étudiant – qui affirme n’avoir aucun lien avec le mouvement des « gilets jaunes » – a reconnu les yeux baissés avoir posté son message après avoir visionné plusieurs vidéos de violences policières « inouïes » envers les manifestants.

Alexandre Martin, l’avocat du jeune, a reconnu volontiers « l’imbécillité des propos » de son client, tout en insistant sur leur « visibilité très limitée ». Il se dit ce mercredi « satisfait » que le tribunal ait « recadré les choses à leur juste niveau ».

Francis Szpiner, l’avocat de Philippe Klayman, est lui plus dubitatif. « Je trouve que la justice a banalisé les propos », a-t-il réagi en regrettant que les magistrats n’en aient pas profité pour « passer un message ».