Toulouse: 50 ans après, la Cité de l'espace surfe sur la Lune

SCIENCES A l'occasion des 50 ans du premier pas de l'homme sur la Lune, le parc scientifique toulousain met en place un programme spécial qui fait la part belle à la prospective ...

Julie Rimbert
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Un avion devant la pleine lune le 28 septembre 2018 à Paris.
Un avion devant la pleine lune le 28 septembre 2018 à Paris. — BALEYDIER/SIPA
  • La Cité de l’espace lance l’année Lune en 2019 pour célébrer les 50 ans du premier pas de l’homme sur le satellite de la Terre.
  • De nombreux pays, dont la Chine qui vient de faire alunir un robot sur la face cachée de la Lune, s’intéressent toujours à cet astre.
  • La seule éclipse totale de Lune de l’année a lieu dans la nuit du 20 au 21 janvier.

L’homme a posé son pied sur la sur la Lune il y a 50 ans et pourtant le satellite naturel de la Terre est loin d’avoir livré encore tous ses secrets… A l’occasion de l’anniversaire du premier pas de l’Américain Neil Armstrong le 20 juillet 1969, la Cité de l’espace met à l’honneur toute l’année cet astre, notamment à travers des conférences et une journée particulière cet été pour revivre l’ exploit d’Apollo 11 mais aussi et surtout une nouvelle exposition,

Car la conquête de la Lune est loin d’être achevée. Le 7 décembre dernier, ce sont les Chinois qui se sont lancés dans une nouvelle aventure lunaire en mettant en orbite une sonde autour de l’astre. Le 3 janvier, Pékin a annoncé avoir réussi le premier alunissage sur la face cachée de la Lune, une première mondiale.

Les USA veulent y retourner

« Il y a un réel engouement autour de la Lune, que cela soit du côté des Chinois, des Américains, des Européens ou de l’Inde, souligne Olivier Sanguy, médiateur à la Cité de l’espace. L’agence spatiale chinoise vient d’ailleurs de publier une photo inédite à 360° de la face cachée prise depuis l’astre par leur robot. Il existait déjà des photos de cette partie de la Lune mais pas de ce point de vue, prise par des sondes dans l’espace ».

L’exposition « Lune : épisode II » s’intéresse donc aux nouveaux défis que devra relever l’homme pour permettre une installation lunaire durable. Si les Américains ont déjà posé le pied plusieurs fois sur ce satellite naturel, l’administration Trump a déjà annoncé son ambition d’y retourner afin d’y créer peut-être la première base lunaire et d’y rester plus longuement qu’en 1969 où le séjour durait environ deux jours.

Tester les technologies pour Mars

« L’idée n’est pas de faire de la Lune une base avancée mais plutôt d’acquérir et d’éprouver les technologies sur l’astre lunaire mais aussi des connaissances pour augmenter l’autonomie des hommes, avec pour ligne de mire le voyage vers Mars, détaille Olivier Sanguy. Il y a des conditions sur la Lune plus proche de Mars pour les astronautes, par exemple au niveau des radiations qu’ils subissent. Et il ne faut oublier que mieux comprendre la Lune, c’est aussi mieux comprendre la Terre ».

Pour découvrir la Lune sous un nouveau jour, un panel d’animations est ainsi prévu à la Cité mais aussi avec les institutions culturelles et scientifiques de Toulouse. Le 23 janvier, la Cinémathèque propose notamment le ciné-concert « La femme sur la Lune » de Fritz Lang, suivi d’une rencontre avec un spécialiste du CNES.

En attendant ces rendez-vous scientifiques, le grand public peut d’ores et déjà lever les yeux vers le ciel dans la nuit du 20 au 21 janvier pour admirer le spectacle de la seule éclipse totale de Lune de l’année 2019.