Toulouse: Le choix du nom de Dominique Baudis pour l'aéroport a-t-il du plomb dans l'aile ?

POLITIQUE Des élus de Toulouse Métropole contestent la décision d’accoler le nom de Dominique Baudis au fronton de l’aéroport Toulouse-Blagnac. Une opposition surtout sur la forme puisqu’ils suggèrent de consulter les habitants…

Helene Menal

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Aéroport de Toulouse-Blagnac, le  mai
Aéroport de Toulouse-Blagnac, le mai — Remy Gabalda AFP
  • La décision d’accoler le nom de Dominique Baudis à celui de l’aéroport de Toulouse-Blagnac vient d’être prise.
  • Elle est contestée sur la forme par un groupe d’élus métropolitains.
  • Ils proposent d’organiser une consultation des habitants, sur un nom éventuel mais aussi sur l’opportunité de changer de dénomination.

Juste avant Noël, le conseil de surveillance de l’Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) a pris la décision d’accoler le nom de Dominique Baudis à celui de l’aérogare. L’actionnaire principal chinois, Casil Europe, a en cela accédé au souhait unanime présenté par les actionnaires locaux (Métropole, CCI, Conseil départemental et Région).

Mais cet hommage à l’ancien maire de Toulouse, décédé en 2014, ne convient pas à tout le monde. Et même pas du tout au groupe Métropole citoyenne​ qui réunit les élus écologistes et sans étiquette. « Choisir une personnalité, aussi respectable soit-elle, à quelques-uns autour d’une table, c’est le signe d’une totale déconnexion avec les aspirations des citoyens », s’emporte Marc Péré, le maire divers gauche de l’Union et coprésident du groupe.

Consultation électronique

L’élu rappelle que les actionnaires ne sont « que » les gestionnaires de l’aéroport alors que l’infrastructure appartient à l’Etat, « donc aux contribuables et aux habitants de toute une région ». Il s’étonne aussi qu’aucune des collectivités actionnaires n’ait pris au minimum la peine de délibérer sur ce baptême. Enfin, avec ses collègues, il se dit que « vu le déficit démocratique terrible qui est dans l’air du temps », le mieux serait d’organiser « une consultation ouverte à tous les citoyens » sur le sujet. L’idée est qu’elle ait lieu sur Internet et dans l’aérogare pour s’exprimer « à la fois sur l’opportunité de faire évoluer la dénomination et sur le choix du nom ».

Pour Marc Péré, il n’y a pas photo. « On dit je vais à Roissy pas à Roissy-Charles de Gaule. Changer le nom de l’aéroport n’est vraiment pas la priorité du moment ».

Ni la Métropople, ni ATB n’ont souhaité pour l’heure réagir à cette suggestion.