«Gilets jaunes» à Toulouse: Fatigués, les policiers demandent du soutien logistique (de l’eau et à manger pour commencer)

COUP DE POMPE Troisième samedi de colère pour les « gilets jaunes » et troisième rappel pour les forces de l’ordre mobilisées. A Toulouse, un syndicat demande un minimum de soutien logistique sur les barrages…

Helene Menal

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Des policiers et des "gilets jaunes". Illustration
Des policiers et des "gilets jaunes". Illustration — F. Dides - Sipa

Il n’y a pas de barricades seulement sur les Champs-Elysées. En province, un samedi «gilets jaunes» signifie un fleurissement plus ou moins prévisible de barrages. Des points de blocage « où les policiers ont pour consigne d’arriver avant et de partir quand tout est fini », précise Didier Martinez le secrétaire régional du syndicat SGP-Unité police en Occitanie.

Bref de rester parfois 12 heures. Sans forcément de relève, ni de pause repas, ou de « pauses sanitaires » pour les fonctionnaires femmes. Alors, au moment où se profile un troisième rappel, et où « 500 à 600 » policiers vont devoir sacrifier un nouveau samedi dans la région de Toulouse, le syndicaliste prend les devants : « Une patrouille qui passerait avec une bouteille d’eau ou un sandwich, ou pour prendre la relève le temps de faire une pause au commissariat, ce ne serait franchement pas de trop », dit-il.

« Etat général de fatigue »

Didier Martinez ne porte « aucun jugement sur le mouvement » des « gilets jaunes ». Il ne conteste pas non plus le déploiement policier pour l’encadrer. Il souligne seulement que cette mission répétitive entraîne un « état général de fatigue » des troupes et « fragilise leur vie familiale », d’autant que cette période précède la traditionnelle mobilisation tous azimuts pour assurer la sécurité des fêtes de fin d’année.

Pour lui, « la moindre des choses », ce serait d’assurer « la subsistance » et le soutien logistiques des effectifs engagés sur les barrages.