Toulouse: Tout ce que vous n'avez jamais osé demander sur les sanisettes (avec la carte interactive en bonus)

ENVIE PRESSANTE Ce lundi, c'était la Journée mondiale des toilettes. Et en matière de sanisettes publiques, les Toulousains sont plutôt bien lotis. Voici la carte interactive de ces lieux indispensable et leur prix pour la collectivité…

H.M.

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Les sanisettes du square de Gaulle, à Toulouse.
Les sanisettes du square de Gaulle, à Toulouse. — H. Menal - 20 Minutes

On s’en moque comme de nos premières chaussettes, jusqu’au jour où on en a vraiment besoin. La Journée mondiale des toilettes est là pour rappeler que tout le monde n’a pas le luxe de disposer d’équipements appropriés. Mais, à Toulouse, les habitants sont plutôt bien servis. Ils disposent de 63 sanisettes publiques, dont 24 dans l’hypercentre. « Et elles sont gratuites, c’est un service », rappelle Charlotte Boudard-Pierron, l’élue en charge du mobilier urbain.

La sanisettes du square De Gaule, la plus fréquentée de Toulouse.

Gratuites pour les utilisateurs. Mais pas pour la collectivité. Les « petits coins » à ouverture automatique gérés par JCDecaux ont coûté chacun entre 10.000 et 20.000 euros d’installation, « en fonction de l’endroit de la configuration des réseaux ». A quoi s’ajoutent le montant de la location à l’unité – 20.000 euros par an – et 2.000 euros « de fluides ».

48 centimes, le prix du pipi derrière le Capitole

La fréquentation des sanisettes toulousaines a globalement augmenté de 20 % en trois ans. Mais évidemment, elles n’ont pas toutes le même succès. La plus courue est celle du square de Gaulle, derrière le Capitole. Les moins fréquentées se trouvent dans les quartiers résidentiels.

Les services municipaux ont même calculé le prix du passage : 48 centimes d’euros à Wilson mais 3,64 euros place des Pradettes où il n’y a pas franchement la queue. Autant d’arguments qui ont convaincu Charlotte Boudard-Pierron ne pas agrandir le parc, malgré les demandes de certains maires de quartier. « Je veux juste l’optimiser, en déplaçant éventuellement les sanisettes les moins fréquentées », dit-elle.

« Arroseur arrosé »

« Je pense qu’on peut progresser en utilisant les moyens qu’il y a », estime égalementEmilion Esnault, l’adjoint en charge de la propreté. Il est bien placé pour savoir que la présence de sanisettes, à Saint-Pierre notamment, n’empêche pas les fêtards d’uriner dans la rue. « Les sanisettes ne répondent pas entièrement au problème, ajoute-t-il, il y a aussi une question de comportement. »

En 2017, environ 400 Toulousains ont été verbalisés pour « miction sur la voie publique ». Et sur les points chauds, la mairie teste quelques équipements métalliques avec retour à l’envoyeur, « sur le principe de l’arroseur arrosé ».