VIDEO. Toulouse: Comment et pourquoi le prix de l'eau va baisser

SOCIETE Dans l’agglomération toulousaine la gestion de l’eau va rester dans le giron de Veolia et celle de l’assainissement va échoir à Suez. Avec la promesse d’une grosse baisse de tarif à la clé…

H. M. avec B.C

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Illustration eau du robinet.
Illustration eau du robinet. — S. ORTOLA / 20 MINUTES
  • Veolia va de nouveau obtenir le contrat de la gestion de l’eau à Toulouse, Suez celui de l’assainissement.
  • C’est Jean-Luc Moudenc, le maire et président de Toulouse Métropole qui a tranché pour ces groupes privés, écartant l’option de la régie publique.
  • Il promet une baisse des tarifs dans les 37 communes de la métropole.

Fin du suspense. C’est Veolia qui va conserver le contrat de la gestion de l’eau pour les 12 ans à venir dans la métropole toulousaine, et Suez qui va décrocher celui de l’assainissement. Jean-Luc Moudenc (LR), maire de la Ville rose et président de Toulouse Métropole, a fait connaître son arbitrage ce jeudi matin, même si celui-ci doit encore être formalisé par un vote le 13 décembre.

Après avoir diligenté des études comparatives, l’édile – qui se dit « agnostique » en la matière – a donc écarté l’idée d’une gestion publique de l’eau que certains maires et citoyens appelaient de leurs vœux.

Une économie de « 45 à 250 euros par an »

Et pour expliquer son choix, Jean-Luc Moudenc met en avant le prix « particulièrement compétitif » obtenu auprès des lauréats de ces deux délégations de service public. « Tous les habitants de la métropole font bénéficier du tarif de l’eau le plus bas de France dans les villes de plus de 100.000 habitants : 2,91 euros/m3 », indique l’édile dans un communiqué.

Selon lui, le contrat qui entrera en vigueur au 1er janvier 2020 se traduira par une baisse « de l’ordre de 25 % » de la facture à Toulouse. En fonction des communes et des prix pratiqués actuellement, les habitants de la Métropole devraient économiser entre 45 et 250 euros par an.

« Grand bluff »

Toulouse Métropole pense que ces conditions favorables ont été obtenues grâce à la mise en concurrence des deux systèmes de gestion privée/public et à l’absence de dette au terme du contrat actuel détenu par Veolia.

Les consommateurs vont probablement se réjouir de la bonne nouvelle. Mais des élus, qui refusent de prendre en compte uniquement la question du prix, restent partagés. « Je m’interroge sur ces écarts. Comment Veolia peut proposer un tarif inférieur de 25 % au prix qu’il pratique actuellement ? », tacle François Lépineux, le maire pro-régie de Brax.

Les élus écologistes du groupe Métropole Citoyenne dénoncent « un grand bluff ». Pour eux, l’option régie publique n’a jamais été « sérieusement envisagée ». Elle a « servi de lièvre dans le sprint auquel se sont livrés Veolia et Suez », écrivent-ils.