Toulouse: Vélos et scooters en free floating, trottinettes... ce qui va changer dans vos déplacements

MOBILITÉ L’arrivée ce lundi d’une flotte de scooters électriques à Toulouse préfigure d’autres changements pour une mobilité plus écolo. Le point sur les nouveautés bientôt en rayon…

Helene Menal

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Des cyclistes au centre-ville de Toulouse. Illustration.
Des cyclistes au centre-ville de Toulouse. Illustration. — A. Gelebart / 20 Minutes
  • Inauguré aujourd’hui, le service de scooter électrique en free floating proposera à terme 450 engins.
  • Malgré un premier ratage, les trottinettes électriques sont toujours dans les tuyaux.
  • Et une nouvelle génération de vélos Indigo weel est annoncée pour le printemps.

Depuis ce lundi matin, des scooters électriques peuvent être loués à la minute dans Toulouse. Puis reposés librement, du moment que c’est sur un emplacement de stationnement pour deux-roues et dans le périmètre requis. Et pas la peine d’essayer de les voler, le moteur se bloque à la fin de la location.

C’est INDIGO weel, déjà propriétaire des vélos en free floating lancés il y a six mois dans la Ville rose, qui a obtenu en premier l’autorisation de la mairie pour ce nouveau service non polluant. L’opérateur a l’avantage de proposer la même appli de géolocalisation et de déverrouillage pour tous ses engins (à retélécharger toutefois sous Android). Et, contrairement à d’autres qui ont voulu passer en force, il monte lentement en cadence comme le souhaite la mairie.

Ce n’est donc qu’un début et 20 Minutes vous en dit un peu plus sur la suite.

D’autres scooters… et des jobs pour les étudiants

Réduite à 100 pour l’instant, la flotte de scooters électriques doit progressivement monter en puissance pour atteindre les 450. Jean Gadrat, le directeur général d’Indigo weel, n’exclut pas non plus de s’implanter à Blagnac, dans une zone aéroportuaire connue pour ses énormes bouchons.

Les scooters ont une autonomie de 80 à 100 km et l’opérateur envisage d’ores et déjà, comme cela se fait ailleurs, de faire appel à des étudiants payés à la tâche pour changer les batteries de la flotte la nuit. « Nous prévoyons de passer par la plateforme StaffMe », indique Jean Gadrat.

Davantage d’emplacements pour deux-roues en centre-ville

Jean-Luc Moudenc (LR), le maire de Toulouse, a demandé à ses services d’accompagner les changements d’habitude en « multipliant la capacité d’accueil des deux-roues, à moteur ou pas, en centre-ville ». Il ne donne pas d’objectifs chiffrés, l’adaptation se fera au fil de l’eau, le nombre d’emplacements vient par exemple de passer de 30 à 60 à Marengo.

Patience pour les trottinettes

Le ratage de l’opérateur Lime, qui a incrusté ses trottinettes électriques pendant deux jours pour forcer la main à la mairie, a alléché puis déçu les usagers. Mais il n’a pas donné un coup d’arrêt définitif au concept. « Quatre ou cinq opérateurs sont sur les rangs, dont Lime à qui nous avons demandé de se conformer à notre charte », affirme Jean-Michel Lattes, l’adjoint à la Mobilité. L’élu ne veut pas s’avancer sur une date. mais c’est une question de temps.

De nouveaux vélos plus robustes

En six mois, 1.800 vélos Indigo weel blancs et violets ont été déployés dans la Ville rose. Le service recense « 20.000 utilisateurs actifs au cours des trois derniers mois ». Mais comme le craignait l’opérateur, il a vu un tiers de sa flotte décimée par les vols et le vandalisme et a dû déposer 600 plaintes. Face à ce premier bilan, la décision a été prise de renouveler la flotte dès les mois de mars 2019. La nouvelle génération de vélos en free floating aura un nouveau système de verrouillage plus robuste et il faudra obligatoirement attacher l’engin à des arceaux.

Bientôt des voitures électriques ?

Indigo weel, encore lui, annonce pour 2019 l’arrivée de petites voitures et de trottinettes électriques dans ses « villes partenaires ». Les batteries seraient les mêmes que pour les scooters et cette facilité de maintenance pourrait séduire la mairie.