Toulouse: Les scooters électriques en libre-service débarquent ce lundi en centre-ville

TRANSPORTS La société Indigo Weel déploie ce lundi les 100 premiers scooters électriques en libre-service dans les rues de la Ville rose...

Beatrice Colin

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Ce lundi, l'opérateur Indigo Weel va déployer une flotte de 100 scooters électriques en libre-service dans les rues de la Ville rose.
Ce lundi, l'opérateur Indigo Weel va déployer une flotte de 100 scooters électriques en libre-service dans les rues de la Ville rose. — Indigo Weel
  • Les cent premiers scooters électriques en libre-service sont déployés ce lundi à Toulouse par la société Indigo Weel qui gère déjà une flotte de vélos en free-floating.
  • Le service de location coûte trois euros pour 20 minutes d’utilisation puis un euro par tranche de dix minutes supplémentaires.
  • La mairie a imposé une charte à l’opérateur qui permet de réguler les zones de stationnement des scooters mais aussi le paiement d’une redevance.

Après les vélos, les scooters électriques en libre-service et sans station débarquent à Toulouse ce lundi.

Comme pour les bicyclettes, c’est la société Indigo Weel qui déploie ces nouveaux modes de déplacement. Sur le même principe, ils peuvent être géolocalisés et débloqués grâce à l'application de l'opérateur.

Après une phase de test de deux mois, 100 scooters d’une autonomie de 100 km sont désormais à la disposition des Toulousains.

Périmètre limité

Des modèles bridés à 50 km/h et qui seront équipés de deux casques, fournis avec des charlottes pour l’hygiène, permettant de transporter deux personnes. « Dans sa phase de lancement, le service coûtera trois euros pour 20 minutes d’utilisation puis un euro par tranche de dix minutes supplémentaires », indique la société Indigo Weel.

Pour pouvoir utiliser ces véhicules, les usagers devront avoir plus de 18 ans et être titulaire d’un permis de conduire français en cours de validité. Ils devront aussi respecter certaines règles, en adéquation avec la charte mise en place par la mairie qui concerne aussi bien pour les vélos en libre-service que les voitures Yea ! de la coopérative d’autopartage Citiz.

Celle-ci permet de définir des zones où les scooters ne pourront pas être garés, comme la place du Capitole. Et pour ceux qui ne respecteraient pas les emplacements interdits pour le stationnement, le compteur continuera à tourner. Comme n’importe qui, ils pourront aussi être verbalisés, le PV étant à la charge du loueur.

Charte municipale

La charte municipale impose par ailleurs le paiement d’une redevance par l'opérateur. « C’est le cas dès qu’il y a occupation de l’espace public, que ce soit pour les terrasses ou les voitures Citiz qui versent 150 euros par an par véhicule, pour les scooters c’est 30 euros et pour les vélos 10 euros. Nous voulons aussi une mise en place progressive. La société City Scoot voulait par exemple déployer 500 scooters d’un coup, on a dit non, ils sont repartis », avait indiqué il y a quelques jours Jean-Michel Lattes, adjoint au maire, lors de l’arrivée écourtée des trottinettes électriques.

Ce dernier avait peu goûté que la société Lime arrive il y a trois semaines avec ses trottinettes électriques en libre-service sans être vraiment prévenu. Au bout de trois jours, l’opérateur avait remballé ses engins légers et indiqué qu’il souhaitait obtenir son agrément officiel avant de revenir.