Homophobie: Une jeune Toulousaine tabassée par trois hommes masqués le soir d'Halloween

SOCIETE Une Toulousaine a été victime d’une violente agression homophobe le soir d’Halloween. Elle raconte son calvaire sur Facebook pour alerter les consciences…

Hélène Menal
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L'une des photos diffusées par la victime sur Facebook.
L'une des photos diffusées par la victime sur Facebook. — Laura B.
  • Laura B, une jeune Toulousaine, a été victime d’une violente agression homophobe le soir d’Halloween.
  • La jeune femme a été passée à tabac par trois hommes masqués et armés de battes.
  • Elle a raconté le calvaire qu'elle a vécu sur Facebook.

Elle a décidé de se battre, même si sa pudeur en pâtit, plutôt que de rester à terre. Dans un post Facebook, Laura B. raconte la violente agression homophobe dont elle a été victime le soir d’Halloween, dans une rue de Toulouse située près de la gare Matabiau.

Il était 3 heures du matin et la jeune fille rentrait chez elle à pied après avoir raté le dernier métro quand trois individus masqués, et visiblement saouls, se sont mis à l’invectiver. « J’ai décidé de changer de trottoir et de presser le pas », relate-t-elle. Trop tard. Coups de batte, de pied, de poing… la jeune fille a été littéralement passée à tabac, les agresseurs rythmant leurs coups par des refrains homophobes.


Une enquête est ouverte

Laura pratique un sport de combat. Elle a réussi à s’échapper. Mais en piteux état. « Traumatisme crânien, suspicion de trois côtes fêlées, lèvre éclatée, hématomes sur la face et le corps », énumère-t-elle. La police confirme que la victime a déposé plainte au commissariat central « pour violences aggravées en réunion » peu après l’agression. L’enquête a été confiée à la brigade territoriale centre de la Sûreté départementale.

Sur les réseaux sociaux, depuis que Stop Homophobie a relayé le calvaire de la Toulousaine, les messages de soutien sont nombreux. « Elle s’appelle Laura, c’est une collègue de boulot de mon amoureux, et elle a fini aux urgences car trois mecs l’ont rouée de coups parce qu’elle est lesbienne. Regardez bien son visage. Son humiliation est la nôtre », a notamment twitté le médecin et romancier toulousain Baptiste Baulieu​.