VIDEO. Toulouse: Araignée et minotaure vont sortir de leur sommeil et réveiller la ville durant quatre jours

CULTURE Minotaure, araignée et autres machines gigantesques vont parader dans les rues de la Ville Rose du 1er au 4 novembre sous la houlette de leur créateur, François Delarozière…

Beatrice Colin

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L'araignée Kumo, alias Ariane, va arpenter les rues de la Ville Rose du 1er au 4 novembre, aux côtés du minotaure.
L'araignée Kumo, alias Ariane, va arpenter les rues de la Ville Rose du 1er au 4 novembre, aux côtés du minotaure. — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA
  • « Le Gardien du temple », le dernier spectacle urbain en quatre actes de la compagnie La Machine, se jouera dans les rues de la Ville Rose du 1er au 4 novembre.
  • Après l’éléphant de Nantes, les milliers de spectateurs pourront découvrir le minotaure de Toulouse, une impressionnante machine de 47 tonnes.
  • Après le spectacle en ville, place le week-end suivant, du 9 au 11 novembre à l’inauguration de la Halle de la machine qui accueille le bestiaire mécanique de la compagnie.

Depuis plusieurs semaines, la Ville Rose bruisse de son arrivée. Et, à partir de jeudi, des centaines de personnes vont converger vers le centre-ville pour découvrir Le Gardien du Temple, dernier-né de la compagnie La Machine.

Transformée en scène de théâtre, Toulouse verra parader durant quatre jours l’impressionnant Asterion. Ce minotaure, mi-homme mi-taureau, composé de 46 tonnes de bois et d’acier, va vivre une véritable épopée à travers les rues, guidé par Ariane, une araignée tout aussi gigantesque.

L’arrivée de ces machines géantes n’est pas un hasard si on en croit François Delarozière, celui qui leur a donné la vie, tout comme au mythe qui les entoure.

Un mythe et une scène en quatre actes

« Lorsqu’on a creusé la première ligne du métro, il y a vingt-cinq ans, une prophétie découverte sur une pierre a été trouvée et nous l’avons décryptée. Cinquante équinoxes plus tard, le gardien de l’antique temple, resté sous terre pendant des milliers d’années, va ressurgir des eaux de la Garonne et apparaître dans le centre-ville de Toulouse qui est un véritable labyrinthe », explique le directeur de la compagnie qui plante le très poétique décor.

Son bestiaire de machines géantes n’aura plus qu’à faire le reste. Tout le monde pourra s’en approcher et suivre au jour le jour l’histoire de cette pièce en quatre actes dont les détails sont présentés dans un livret édité à 100 000 exemplaires.

Pour s’y retrouver dans le dédale et suivre la piste du minotaure, les spectateurs devront prendre leurs précautions car ils ne seront pas les seuls à vouloir apercevoir « Le Gardien du temple ».

La circulation devrait être temporairement compliquée par endroits, ainsi que l’accès des parkings du centre-ville.

Pour inciter les gens venant de toute la région à converger vers Toulouse en transports en commun, la SNCF propose à cette occasion des billets TER à moitié prix.

Rendez-vous à la Halle le week-end suivant

Pour ceux qui ne seraient pas là du 1er au 4 novembre, ils pourront se rattraper la semaine suivante. Connu à Nantes pour ses créations plus impressionnantes les unes que les autres, François Delarozière va désormais marquer de son empreinte la Ville Rose à l’année.

Installée à Montaudran, la Halle de la Machine, qui donne sur la piste des Géants, d’où s’envolèrent les pionniers de l’Aéropostale, sera officiellement inaugurée le week-end suivant, du 9 au 11 novembre.

Un « cheptel de 200 machines » et près de 2 000 objets seront présentés au grand public. Les plus téméraires pourront même voyager à dos de minotaure dans le quartier.