Toulouse: Ils dénoncent la présence de cafards et de punaises de lit dans leur cité U

UNIVERSITE Des résidents de la Cité universitaire de l’Arsenal, à Toulouse, dénoncent la présence de cafards et de punaises de lit. Le Crous affirme qu’il met en place un protocole à chaque signalement…

Béatrice Colin

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Une résidente de la Cité universitaire de l'Arsenal, à Toulouse, a été victime de punaises de lit.
Une résidente de la Cité universitaire de l'Arsenal, à Toulouse, a été victime de punaises de lit. — B. Colin / 20 Minutes
  • Un collectif de résidents d’une cité U de Toulouse s’est constitué pour se plaindre des conditions de vie dans la résidence où ils logent.
  • Le Crous assure mettre en place des mesures dès qu’il y a un signalement et pointe les conditions d’hygiène dans certaines chambres.
  • La résidence incriminée doit faire l’objet de travaux d’ici la fin de l’année prochaine.

Des punaises de lit, des cafards et des blattes. Cet inventaire peu ragoûtant est celui dressé par des étudiants, résidents à la cité universitaire de l’Arsenal, située sur le campus de l’Université Toulouse1-Capitole.

Depuis plusieurs semaines, certains sont attaqués la nuit par ces insectes qui leur laissent des traces de piqûre sur le corps. Au point de demander à changer de chambre. C’est ce qu’a fait Salomé*, étudiante à l’université Jean-Jaurès qui loge depuis l’an dernier au sein du bâtiment A de la résidence, dont les couloirs sont pourtant astiqués quotidiennement par les femmes de ménage.

« Je pensais en arrivant au mois d’août qu’il s’agissait de moustiques, mais ça empirait. Je me suis rendu compte que c’était des punaises de lit. J’ai sollicité l’administration du Crous qui ne m’a pas prise au sérieux, mais j’ai reçu le soutien d’une femme de ménage et j’ai pu finalement changer de chambre », explique la jeune femme.

Un collectif de résidents mobilisé

Un étage plus haut, et après un gros nettoyage de ses draps, les traces ont continué à fleurir sur sa peau. « Je me suis dit que je les avais peut-être transportées, mais j’ai fait le tour des chambres et nous sommes beaucoup dans ce cas. Ma chambre a eu un traitement, mais d’après moi ça peut monter par la tuyauterie, c’est dans les murs », insiste Salomé qui s’est impliquée dans un collectif de résidents qui a décidé de monter au créneau.

Jeudi soir, ils se réunissent devant ces bâtiments pour dénoncer leur « état déplorable ». « Ce problème dure depuis des années. Ils traitent au cas par cas, mais c’est un cercle vicieux, ça ne fait que déplacer le problème d’une chambre à l’autre. Un traitement général de tous les bâtiments par fumigation serait nécessaire, il faudrait reloger les résidents deux ou trois jours », avance Antoine Bertrand des jeunes Insoumis-e-s de Toulouse.

« Ce n’est pas insalubre, c’est un bâtiment vieillissant qui va être réhabilité fin 2019 », répond une porte-parole du Crous, gestionnaire de la résidence des années soixante.

Traitement spécifique réalisé à la demande

Cette dernière assure que, chaque mois, une entreprise spécialisée passe dans toutes les résidences du parc de logement étudiant. « Si un problème est signalé par un étudiant, un traitement spécifique est réalisé », poursuit cette représentante qui reconnaît que depuis la rentrée il y a eu une recrudescence des signalements sur cette résidence, l’une des plus anciennes de la Ville rose.

« Nous en sommes conscients, nous prenons des mesures. Il y a aussi ce qui se passe dans les chambres, des poubelles non sorties. Les blattes par exemple vont là où il y a à manger et le personnel n’est pas habilité à rentrer dans les chambres », avance le Crous, dont le personnel « a très mal vécu » ces critiques.

« C’est clair que certains étudiants feraient parfois bien de nettoyer dans leur chambre, ça doit jouer un rôle dans la prolifération des insectes. Moi je n’en ai jamais eu, mais je sais que certains se plaignent d’avoir des cafards », indique un jeune résident, étudiant en Droit croisé au pied de la résidence.

* Son prénom a été changé