Toulouse: Obus, boulets de canon... Le terrain vendu à la mairie était vraiment miné

GUÉGUERRE L’Etat a été condamné à verser 4,7 millions d’euros à la ville de Toulouse pour lui avoir vendu un terrain infesté d’obus et d’explosifs à la Cartoucherie…

Hélène Ménal
— 
Un obus retrouvé lors de la dépollution de la Cartoucherie.
Un obus retrouvé lors de la dépollution de la Cartoucherie. — Fred.Scheiber

Plus de 50.000 munitions, essentiellement des obus mais aussi d’authentiques boulets de canon du Second empire. Voilà l’arsenal qu’a retrouvé l’entreprise mandatée par la mairie de Toulouse sur les bien nommés terrains de la Cartoucherie. Ce site de 27 hectares, qui abrite aujourd’hui un écoquartier flambant neuf, a été vendu à la mairie en 2009 par la société d’Armement Giat Industries. La fabrique de munition perpétuait une industrie installée depuis 1875.

Sauf que le terrain était censé être « dépollué ». L’entreprise mandatée en 2012 devait travailler deux semaines avec ses détecteurs de métaux pour s’en assurer. Le chantier a finalement duré deux ans et coûté 28 millions d’euros à la mairie de Toulouse.

15 millions d’euros de dédommagement en tout

Cette somme faramineuse a bien entendu donné lieu à une guerre de tranchées judiciaire dont l’épilogue a été dévoilé ce vendredi en conseil municipal. Le contentieux est « éteint » a annoncé Sacha Briand l’adjoint aux Finances. L’Etat a été condamné par la justice administrative à verser 4,7 millions d’indemnisation et un accord est intervenu avec le Giat (aujourd’hui Nexter Group) qui a déposé les armes à s’engageant à verser 10 millions d’euros.

« On obtient près de 15 millions d’euros en tout et je pense que c’est une solution plus que satisfaisante », estime l’élu. Fin des hostilités.