VIDEO. Toulouse: Le PS (et ses candidats) préparent déjà les municipales

POLITIQUE Dans la Ville rose, le PS a déjà les yeux tournés vers le Capitole. Pour ne pas rater le coche, il veut désigner son candidat le plus vite possible. Et les prétendants ne manquent pas…

Hélène Ménal
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La façade de l'Hotel de ville de Toulouse, place du Capitole.
La façade de l'Hotel de ville de Toulouse, place du Capitole. — Alexandre GELEBART/REA
  • Les municipales 2020 agitent déjà les grandes villes.
  • A Toulouse, le PS veut désigner son candidat au Capitole le plus rapidement possible.
  • Il y a déjà quatre prétendants en lice, aux profils assez différents.

Ne comptez pas sur Jean-Luc Moudenc  (LR), le maire de Toulouse, pour ouvrir les hostilités électorales. Il est « au travail » et se déclarera sans doute, comme tous les sortants, le plus tard possible. En face, c’est tout l’inverse. Le Parti socialiste pense déjà à la reconquête du Capitole. « Toulouse est de plus en plus embouteillée et polluée, il est temps qu’elle affiche ses ambitions », estime Sébastien Vincini, le patron départemental du PS.

Le responsable plaide pour une investiture rapide du candidat du parti, « dès début 2019 ». « On doit rassembler nos forces, présenter un vrai projet alternatif. Ce travail ne peut pas se faire au milieu d’une bataille d’ego », explique-t-il. Si combat fratricide il doit y avoir pour conquérir le vote des militants, autant qu’il ait lieu le plus loin possible du printemps 2020. D’autant qu’il faudra aussi tenter de travailler à l’indispensable union de la gauche dans une ville où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête (27 %) au premier tour de la présidentielle.

En plus, ça tombe bien, il y a déjà pas mal de prétendants dans les starting-blocks. Comme l’impétueux Romain Cujives. « Je suis enthousiaste et déterminé », assure le conseiller municipal d’opposition de 33 ans. Depuis cet été, il multiplie les posts sur les réseaux sociaux, pour consulter les Toulousains et distiller des propositions « novatrices » : un budget participatif de six millions par an piloté par les habitants notamment.

Toujours dans la jeune génération, il y a Nadia Pellefigue. A même pas quarante ans, elle est vice-présidente de la Région Occitanie, chargée notamment du développement économique. Un mandat où elle ne s’économise pas. L’élue n’a pas officialisé, mais pour ses camarades, il semble acquis qu’elle en sera. Carole Delga, la présidente de Région, a même dit d’elle qu’elle pourrait être « une candidate sérieuse ».

Sénateurs

Le sérieux et l’expérience font aussi partie des atouts du sénateur Claude Raynal, officiellement « candidat à la candidature » depuis la semaine dernière. Magistrat de profession, l’ex-maire de Tournefeuille, est vice-président du Grand Toulouse (puis de la Métropole) depuis 25 ans. « J’ai une vision assez juste de là où nous en sommes et des priorités », dit-il. Georges Méric, le président du conseil départemental, estime qu’il a « toutes les qualités pour rassembler les socialistes ».

Enfin, une quatrième hypothèse a surgi au début de l’été. Celle de Jean-Pierre Bel, proche de Hollande, qui a présidé le Sénat durant trois ans, de 2011 à 2014. Il a fait sa carrière politique en Ariège mais a grandi dans le quartier d’Empalot. Il ne cache pas son vif intérêt pour le Capitole.​ Mais il pose en préalable un large rassemblement de la gauche et laisse planer l’ambiguïté sur sa participation à l’investiture PS.