Toulouse: Les amoureux ont désormais leur banc public où sont gravés leurs petits mots doux

STREET ART Le premier banc participatif, où les dédicaces gravées sont payées par les citoyens qui les font, a été inauguré à Ramonville, au sud de Toulouse…

Beatrice Colin

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Le premier banc participatif Naelou a été inauguré samedi, à Ramonville.
Le premier banc participatif Naelou a été inauguré samedi, à Ramonville. — B. Colin / 20 Minutes

« Je voulais que les gens puissent laisser un message sur l’espace public, sans que cela soit tagué ou gravé, tout en étant pérenne ». Et puis Kamel Secraoui, alias «Chat maigre», un designer toulousain connu notamment pour avoir donné des couleurs aux radars ou aux ascenseurs du métro, a eu l’idée de créer des bancs participatifs.

Sur ce mobilier urbain - tout ce qu’il a de plus légal-, chacun pouvait y faire graver les mots d’amour qu’il voulait, le seul impératif étant qu’il soit joyeux.

Samedi, le premier banc « Naelou » a été inauguré dans le quartier Port-Sud de Ramonville en présence des ceux qui ont déboursé quelques dizaines d’euros pour y faire leur déclaration, d’une mère à ses enfants ou d’une amoureuse à son cher et tendre.

Sept autres bancs en préparation

« C’est une belle idée qui permet d’agrémenter et changer l’espace public et qui ne coûte rien à la mairie. C’est participatif, financé par tout le monde et permet des messages sur l’espace public », s’est félicité Christophe Lubac, le maire de la commune.

Seuls ceux qui ont apposé une dédicace ont payé, les prix variant de 5 euros à un peu plus d’une centaine d’euros selon la longueur de la dédicace.

Six autres bancs sont en cours de financement par le grand public, dont un à Gruissan ou encore dans le quartier de la Cartoucherie, dans la Ville rose.

Et un autre devrait voir le jour sous peu dans la mythique salle de concerts de l’agglomération toulousaine, le Bikini.