Toulouse: Avant le centenaire de l’armistice, déterrez vos archives de la Grande Guerre

HISTOIRE A l’occasion de la commémoration du centenaire de l’armistice du 11 novembre, les archives municipales de Toulouse collectent les documents et photos de cette époque…

Beatrice Colin

— 

Pierre Gastou, chef de service iconothèque et numérisation aux archives municipales de Toulouse.
Pierre Gastou, chef de service iconothèque et numérisation aux archives municipales de Toulouse. — B. Colin / 20 Minutes
  • Les archives municipales lancent une collecte de documents datant de 14-18 à quelques jours du centenaire de l’armistice du 11 novembre.
  • Une exposition des pépites des archives municipales est prévue entre octobre et novembre à l’occasion des commémorations du centenaire.

Au fond d’une vieille malle, cachée dans un coin du grenier, ou sur une étagère poussiéreuse de chez mémé se cachent peut-être des vestiges du passé. Et s’ils n’ont qu’un aspect sentimental pour celui qui les possède, pour les archives municipales de Toulouse il peut revêtir un intérêt.

En amont du centenaire de l’armistice de 1918, le 11 novembre prochain, ses responsables ont décidé de se rappeler au bon souvenir des habitants de la Ville rose​ en organisant une collecte de documents et photos de cette époque.

« Tous ces documents, ces témoignages, serviront plus tard aux chercheurs qui se pencheront dessus Nous en avons déjà beaucoup sur la Première Guerre mondiale, mais peu sur le jour même de l’armistice du 11 novembre », indique Jean-Louis Reuland, conseiller municipal délégué aux archives municipales.

Le fruit de cette collecte ne pourra pas être intégré aux documents exposés entre octobre et novembre au Crédit Municipal de Toulouse et dans la rue d’Alsace-Lorraine dans le cadre des commémorations.

Scanné et restitué

Mais tout ce qui sera amené aux archives sera scanné, restitué à leurs propriétaires et mis en ligne. Ces documents numérisés viendront compléter la très riche collection de photos ou cartes postales que possèdent déjà les archives.

En particulier tout le travail photographique de Raoul Berthelé, un soldat du service météo des armées qui a pris de nombreux clichés sur le front et l’arrière, montrant un quotidien parfois méconnu. L’établissement est aussi détenteur des images prises sur les premiers pas du très officiel Théâtre aux armées, créé pour distraire les combattants, et où l’on peut apercevoir des hommes en tutu.

Dans les archives de Toulouse sur la Grande Guerre : en haut, des femmes en train de travailler à l'usine de la Poudrerie (ex-SNPE), en bas des images du théâtre aux armées.
Dans les archives de Toulouse sur la Grande Guerre : en haut, des femmes en train de travailler à l'usine de la Poudrerie (ex-SNPE), en bas des images du théâtre aux armées. - B. Colin / 20 Minutes

« Cela apporte des informations sur les conditions de vie, sur le travail des femmes à l’usine de la Poudrerie, sur les débuts de l’aéropostale à Toulouse ou le développement de ses hôpitaux, loin du front », explique Pierre Gastou, chef de service iconothèque et numérisation des archives.

Aujourd’hui établissement scolaire, le Caousou accueillait à l’époque des blessés. Ses images montrent aussi des choses que l’on sait moins, comme l’accueil en masse de prisonniers allemands.

Et peut-être que la correspondance du papy de pépé ou les clichés planqués au grenier permettront de découvrir un autre visage de la Ville rose de l’époque.