Toulouse : Frauder (ou mettre le boxon) dans les transports va vous coûter beaucoup plus cher

PRUNE A compter du 1er août, le prix des amendes pour fraude dans les transports en commun de Toulouse va flamber. Idem pour les comportements inappropriés…

Helene Menal

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Ubn contrôle de ticket dans le métro de Toulouse. Illustration
Ubn contrôle de ticket dans le métro de Toulouse. Illustration — Fred Scheiber/20 Minutes
  • Les amendes pour fraude sur le réseau Tisséo grimperont à 70 euros le 1er août.
  • L’objectif est de ramener le taux de fraude en dessous des 3 %.
  • Les comportements limite vont aussi coûter très cher.

Avec de telles amendes, les resquilleurs vont peut-être y réfléchir à deux fois avant de sauter le portillon. Tisséo a décidé de frapper un grand coup contre les fraudeurs et les fauteurs de trouble. A compter du 1er août, le voyageur pris par la patrouille paiera la somme rondelette de 70 euros, au lieu de 40 euros (sans validation) ou 60 euros (carrément sans ticket) auparavant.

Il y a deux ans, 7,9 % des passagers du réseau toulousain trichaient (avec un pic à 13,8 % pour le tramway). La multiplication des contrôles inopinés en 2017 a fait passer le taux de fraude à 4,5 %. En faisant flamber le prix des amendes, Jean-Michel Lattes, le président de Tisséo Collectivités, espère désormais le faire passer en dessous des 3 %.

Cette hausse du barème s’accompagne d’un réglage de bon sens. Les usagers qui ne valident pas forcément leur carte Pastel mais dont l’abonnement est à jour ne paieront plus que 5 euros pour leur étourderie (qui fausse les statistiques de fréquentation), contre 60 euros actuellement.

150 euros le crachat ou le besoin pressant

L’autre augmentation concerne les « infractions comportementales ». Avec des amendes quatrième classe qui vont plus que doubler passant de 60 à 150 euros.

Elles concernent pêle-mêle (et par ordre d’apparition constaté par Tisséo), la prise de boissons alcoolisées dans les rames ou bus, le refus d’obtempérer aux injonctions des agents, les souillures, soulagements intempestifs ou crachats, ou encore les plaisantins qui bloquent les portes palières du métro, les distraits qui oublient un paquet ou un bagage pouvant devenir suspect, et ceux qui restent sur leur siège après le terminus. Les voilà tous prévenus.

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