Toulouse: Ecroué pour trafic d'armes, il travaillait à l'armurerie de la police

ENQUETE Dans le cadre d’une enquête nationale sur un vaste trafic d’armes, un quinquagénaire a été mis examen et écroué à Toulouse. Il travaillait à l’armurerie de la police…

H.M.

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Illustration d'une armurerie
Illustration d'une armurerie — Miguel Schincariol / AFP

Un personnel civil du ministère de l’Intérieur a-t-il détourné les armes « réformées » de la police pour les injecter dans un vaste réseau clandestin ? C’est ce que soupçonnent les gendarmes de la section de recherche de Toulouse.

Selon La Dépêche du Midi, ils ont interpellé à la mi-juin trois personnes, dont un employé du Secrétariat général pour l'administration du ministère de l'Intérieur (SGAMI), en poste depuis peu à Colomiers, précisément dans l’armurerie dont la mission est de fournir des armes en bon état de fonctionnement aux forces de l’ordre ou de détruire les plus mal en point.

Plus d’une vingtaine d’armes saisies

Toujours selon le quotidien régional, 22 armes d’épaule, cinq armes de poing et des munitions ont été saisies dans région toulousaine au cours de ce coup de filet qui a mobilisé au plan national plus 600 gendarmes dans une cinquantaine de départements.

Des trois « Toulousains » arrêtés, seul le quinquagénaire employé par le ministère de l’Intérieur a été mis en examen et écroué. L’enquête sur ce trafic d’armes d’ampleur avait débuté en 2016, lors d’un banal contrôle routier dans la Sarthe et la saisie de pistolets non déclarés.

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