Toulouse: Le TGV vers Paris (même à moitié terminé) vous fait aimer le train

TRANSPORTS Depuis un an, le temps de trajet en train a été réduit d’une bonne heure entre Toulouse et Paris, avec un gros effet sur la fréquentation du TGV. Elle a bondi de 60 %…

Helene Menal

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Un TGV l'Océane à la gare Saint-Jean de Bordeaux.
Un TGV l'Océane à la gare Saint-Jean de Bordeaux. — M. Astar - Sipa
  • Depuis un an, les passagers Toulousains du TGV gagnent grosso modo une heure pour aller à Paris.
  • Ce gain de temps a fait exploser la fréquentation de 60 %.
  • La ligne a gagné 350.000 passagers et atteint le cap du million de voyageurs.

A Toulouse, on n’a toujours pas le TGV, mais on en a les effets. Depuis la mise en service du TGV l'Océane entre Bordeaux et Paris il y a un an, le temps de trajet des Toulousains a lui aussi été réduit d’une bonne heure. Il dure désormais entre 4h08 et 4h18, « de centre-ville à centre-ville » comme aime à le dire la SNCF.

Et ce gain a fait la différence d’après les chiffres rendus publics ce lundi par l’exploitant ferroviaire : Le TGV a transporté 1 million de voyageurs depuis le 2 juillet 2017 entre la Ville rose et la capitale, soit 350.000 voyageurs de plus que l’année précédente.

Mieux, cette hausse de fréquentation de 60 %, qui se situe « dans la fourchette haute » des prévisions de la SNCF, est du même ordre que celle enregistrée entre Bordeaux et Paris, un tronçon où le TGV roule à pleine vitesse.

Un résultat à double tranchant

Alors d’où viennent ces nouveaux adeptes du TGV ? « le nombre de jeunes a triplé, précise Gwendoline Cazenave, la directrice du TGV-Atlantique, et la clientèle d’affaires a augmenté de 80 % ». Logiquement, on se dit que cette dernière catégorie a délaissé l’avion, la navette Air France peut-être (1,8 million de passagers par an) ? « Bien sûr que nous prenons sur l’avion mais les parts de marché sont des chiffres confidentiels », reconnaît prudemment la responsable. Mais elle enfonce quand même le clou en indiquant que « le TGV l’Océane génère 24 fois mois d’émission de CO2 par passager que l’avion ».

A l’heure où le gouvernement réfléchit aux délais de construction de la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, qui permettrait de gagner encore une heure de plus, ce démarrage en trombe est à double tranchant. D’un côté, il démontre le réel potentiel du TGV entre Toulouse et Paris, de l’autre il peut convaincre les économes, que le temps de trajet actuel est suffisamment attractif.