VIDEO.Toulouse: Comment la Ville rose colonise la Planète rouge avec ses instruments

ESPACE La sonde martienne InSight partira le samedi 5 mai. Son principal instrument est un sismomètre piloté par le Cnes depuis Toulouse. Un chapitre de plus dans la longue histoire de la Ville rose avec la Planète rouge…

Hélène Ménal

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Image de synthèse de l'atterisseur InSight  et du sismomètre "toulousain" qu'il va y déposer.
Image de synthèse de l'atterisseur InSight et du sismomètre "toulousain" qu'il va y déposer. — CNES
  • La mission martienne InSight doit décoller samedi 5 mai de Californie. L’événement sera retransmis et décrypté en live à la Cité de l’Espace
  • Son principal instrument sera un sismomètre piloté depuis Toulouse.
  • Grâce à sa galaxie de scientifiques, d’autres instruments Toulousains colonisent Mars.

Samedi 5 mai, il n’y a pas que le sol californien qui devrait trembler au décollage de la fusée qui doit lancer la mission martienne InSight. Les ingénieurs du Cnes de Toulouse aussi. Car le principal instrument scientifique de l’atterrisseur attendu en novembre sur la Planète rouge est un sismomètre, SEIS* de son petit nom, qui sera programmé et piloté depuis la Ville rose durant toute la durée de la mission.

SEIS doit, comme l’indique le Cnes, « écouter battre le cœur de Mars » autrement dit recueillir des mesures sismologiques et les transmettre à la communauté scientifique.

« Nous commençons à connaître la surface de cette planète mais nous ignorons de quelle épaisseur est sa croûte, si elle a un noyau, si ce dernier est solide ou liquide. SEIS va nous permettre de regarder à l’intérieur de Mars », explique Philippe Laudet, le chef de la mission InSight au Cnes. « En faisant de la géologie comparative, poursuit le scientifique, nous voulons lever un grand mystère : savoir pourquoi cette planète qui ressemblait beaucoup à la Terre s’est soudain figée pour devenir un désert glacé. »

Caméras laser et micro

Une aventure inédite dont les Toulousains pourront voir le départ en direct de la Cité de l'Espace​, qui déploie un gros dispositif. Philippe Laudet sera présent, tout comme d’autres spécialistes. Car le parc scientifique ne se contente pas d’abriter dans ses collections une authentique pierre martienne. Grâce aux scientifiques toulousains et à leurs instruments, il entretient une relation privilégiée avec cette planète fascinante.

Le ChemCam, l’œil laser de Curiosity, qui en ce moment même continue de pulvériser et d’analyser le sol martien a été en partie conçu à l’Institut de recherche en astrophysique planétologie (Irap) de Toulouse. Même chose pour SuperCam, sa petite sœur aux superpouvoirs. Elle équipera le rover qui partira en 2020 et sera capable de détecter des molécules organiques, autrement dit d’éventuelles traces de vie. SuperCam sera équipé d’un micro captant pour la première fois le son de Mars. Il a été mis au point en collaboration avec les élèves ingénieurs de l’ISAE-Supaéro. La relève est déjà là.

* Pour Seismic Experiment for Interior Structure

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Live

Samedi, les animations martiennes commenceront à partir de 11 heures à la Cité de l’Espace. Les visiteurs pourront découvrir la maquette grandeur nature de l’atterrisseur InSight. L’entrée sera au tarif habituel.