Baudis revient dans le jeu de la droite locale

Béatrice Colin - ©2008 20 minutes

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Après la défaite aux municipales, la droite essaie de se remettre en ordre de bataille. Vendredi, Philippe Douste-Blazy a indiqué aux cadres de l'UMP 31 qu'il ne serait pas candidat à sa succession à la présidence du parti en novembre. Du coup, Dominique Baudis devrait reprendre du service. « Il m'a indiqué qu'il était candidat à la présidence départementale du parti. Paris et l'Elysée m'ont confirmé qu'ils aimeraient que ce soit lui », explique Christian Raynal, chargé de mission à l'UMP 31, qui devrait être investi secrétaire départemental à l'automne.

Ce nouveau tandem, s'il est validé par les militants, devra organiser la bataille des cantonales et des régionales. Mais pour l'heure, les assises départementales du parti, en mai, et les sénatoriales de septembre sont la priorité. La perte de Toulouse ou de Saint-Gaudens a entamé les réserves de voix de la droite chez les grands électeurs. Seul un des cinq sièges de sénateurs de la Haute-Garonne est encore gagnable. Dominique Baudis n'a toujours pas annoncé sa candidature. Seuls Alain Barrès, ancien maire de Muret, et Alain Chatillon, maire de Revel, se sont portés volontaires. Ils ont le profil pour capter les voix rurales, mais le premier vient d'être débarqué par ses électeurs. « S'il n'y a pas de liste d'union, il n'y aura pas d'élus », prédit Jean Iglésis, président du parti radical valoisien, soutien d'Alain Barrès.

Pour les départager, Christian Raynal évoque l'organisation de primaires. « Je n'ai pas à y participer car je n'adhère à aucun parti. », assure Alain Chatillon, qui « ira jusqu'au bout ».