Toulouse: Un second détenu est mort après s'être pendu dans sa cellule

SOCIETE Alors que la mort d’un premier détenu est évoquée pour expliquer les violences urbaines de ces derniers jours à Toulouse, le procureur annonce qu’un deuxième détenu est mort après s’être pendu le même jour…

H.M.

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La maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse.
La maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES
  • La mort de Jaouad, un détenu de 27 ans retrouvé pendu dans une cellule samedi, est évoquée comme pouvant être un déclencheur des violences urbaines au Mirail.
  • Jeudi soir, le procureur a annoncé la mort d’un second détenu des suites de sa pendaison.
  • La piste du suicide est, là aussi, privilégiée.

Jeudi après-midi, à Toulouse, les proches de Jaouad, un détenu de 27 ans mort retrouvé pendu dans sa cellule le samedi 14 avril, organisaient une marche blanche et appelaient au calme dans le quartier des Izards.

Quelques heures plus tard, Pierre-Yves Couilleau, le procureur de la République de Toulouse, annonçait dans un communiqué la mort d’un second détenu, retrouvé lui aussi pendu le samedi 14 avril à la maison d'arrêt de Seysses. Cet homme, dont le cas a été évoqué, comme celui de Jaouad, pour expliquer la flambée de violence de ces derniers jours au Mirail, est mort mercredi soir à l’hôpital « des suites de sa pendaison ».

La piste du suicide privilégiée

Ce détenu occupait une cellule du service médico-psychologique de l’établissement. « Selon les constatations médico-légales, l’hypothèse du suicide​ est privilégiée en raison de l’apparente détermination de la personne à mettre fin à ses jours, indique le procureur de la République. Il se serait tailladé le poignet et aurait pu ingérer un produit toxique dans les instants précédant sa pendaison. En outre, un écrit expliquant la motivation de son geste, à l’attention de ses proches, a été découvert dans sa cellule ».

Une autopsie doit avoir lieu ce vendredi après-midi et des examens complémentaires sont prévus dans les jours à venir.

Sur le front des violences urbaines, la nuit de jeudi à vendredi a été relativement calme au Mirail​ où un seul véhicule aurait été incendié. Trois émeutiers interpellés dans la nuit de mardi à mercredi doivent comparaître ce vendredi après-midi devant le tribunal correctionnel.

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