Vers une indemnisation rapide des surirradiés

Hélène Ménal - ©2008 20 minutes

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« Dans sept à huit mois », les premiers patients victimes d'une surirradiation au CHU de Rangueil peuvent espérer être indemnisés. C'est le délai maximum de procédure fixé par la convention amiable signée hier par les associations de victimes, l'hôpital et Axa, son assureur. Elle permet de démarrer les expertises médicales et fixe le barème de référence des indemnisations. Une note d'explication sera envoyée ce matin aux 131 victimes et aux ayants droit connus des 14 personnes décédées. A l'issue du processus, Axa proposera une somme à chaque patient. Il sera libre de l'accepter ou pas. Et même en cas de refus, il touchera 95 % du montant. « Cette convention ne prive absolument pas les victimes d'avoir ensuite recours à d'autres procédures », insiste Claude Evin, le président du comité de suivi.

La Fnath, association des accidentés de la vie, est satisfaite « de cette possibilité de saisir le tribunal ». « C'est un compromis raisonnable et acceptable, parce qu'il est fondé sur un principe de liberté », considère Christophe Lèguevaques, l'avocat de SOS Irradiés 31, qui représente 93 patients. « On a privilégié la rapidité de l'indemnisation, ce qui, pour certains d'entre nous, très malades, était indispensable », indique Odile Guillouët, la présidente de l'association.

La parole est désormais aux experts. « Leur travail sera bien plus compliqué que pour AZF », explique le Pr Sophie Gromb, chargée de les désigner. Il faudra en effet évaluer la part à imputer au surdosage dans l'aggravation de l'état des malades.