VIDEO. La LGV Bordeaux-Toulouse sauvée mais probablement «saucissonnée» (et largement retardée)

TRANSPORTS Le Conseil d’orientation des infrastructures n’enterre pas le projet de Ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. Mais il préconise de saucissonner sa construction et donc de la retarder considérablement…

H.M. avec AFP
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Le nouveau TGV Oceane qui passe par Toulouse... mais pas à grande vitesse.
Le nouveau TGV Oceane qui passe par Toulouse... mais pas à grande vitesse. — SNCF
  • La LGV Bordeaux-Toulouse mettrait la Ville rose à 3h10 de Paris.
  • Espérée en 2024, la ligne pourrait être mise en service dans le pire des scénarios pas avant 2037.

La bonne nouvelle, c’est que le TGV arrivera bien à Toulouse. Un jour… La mauvaise, c’est que ce ne sera pas en 2024 comme les élus de région osaient encore en rêver. Mais bien plus tard. Peut-être même en 2037 dans le pire des scénarios.

L’arbitrage final appartient au gouvernement mais le rapport tant attendu du Conseil d'orientation des infrastructures (COI), dévoilé ce jeudi. condamne pour l’instant les Toulousains et les habitants de la région Occitanie à attendre et à voir leurs espoirs de TGV « saucissonnée ».

La ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse, qui mettrait la Ville rose à 3h10 de Paris, fait en effet partie des projets de lignes nouvelles que le COI suggère de couper en morceaux. Avec trois scénarios de phasage possibles selon l’AFP. Dans le premier, les travaux de la section Agen-Toulouse pourraient être engagés sur la période 2033-37, dans le deuxième en 2028-32 et dans le troisième en 2023-27. Le début du chantier serait donc largement retardé et la construction d’une ligne complète repoussée aux calendes grecques.

La vidéo diplomatique du maire de Toulouse

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, doit annoncer ses choix fin février. D’ici là, il y a fort à parier que les élus locaux vont se livrer à un lobbying intense pour rassembler le saucisson.



Dans une vidéo postée sur Twitter, Jean-Luc Moudenc (LR), le maire de Toulouse compte d’ores et déjà « sur le gouvernement pour améliorer la proposition ». « Il faut un projet d’un seul tenant », insiste-t-il.



Carole Delga (PS), la présidente de la région Occitanie, dit son soulagement de ne pas voir le projet « rayé d’un trait de plume ». Mais il va encore falloir faire le forcing.