Les agents de la brigade anti-incivilités pourront verbaliser les propriétaires de toutous pris en flag et qui ne ramassent pas (Illustration).
Les agents de la brigade anti-incivilités pourront verbaliser les propriétaires de toutous pris en flag et qui ne ramassent pas (Illustration). — Frederic Scheiber/20MINUTES

PROPRETE

Toulouse: Mégots, déjections, tags... Une brigade anti-incivilités prête à dégainer son carnet de PV

Habillés en civil, des agents de la brigade anti-incivilités vont sillonner les rues de la Ville rose pour verbaliser ceux qui jettent leurs mégots, urinent dans la rue ou font des tags…

  • D’ici au mois de juin, une brigade municipale anti-incivilités, dont les membres seront habillés en civil, pourra dresser des PV.
  • L’amende dressée s’élèvera à 68 euros.

Les Toulousains qui ont la fâcheuse habitude de jeter leurs mégots sur les trottoirs pourraient en être pour leur frais. S’ils croisent la route de l’un des 25 membres de la brigade de lutte contre les incivilités, ils écoperont d'une amende de 68 euros.

Et il sera de même pour les propriétaires de chiens qui ne ramassent pas les crottes de leurs toutous, les tagueurs ou encore ceux qui ont tendance à laisser leurs poubelles sur les trottoirs en dehors des heures de ramassage.

Agents en civil

Les policiers municipaux pouvaient déjà sanctionner les contrevenants. Mais la vue du képi en dissuadait plus d’un. D’ici à la fin du mois de juin, il sera difficile de repérer les membres de la brigade, car ces derniers seront habillés en civil et pourront ainsi prendre en flagrant délit ceux qui ne respectent pas la réglementation.

« Nous avons constaté qu’on ne verbalisait pas assez les incivilités ayant trait à la propreté », note le maire, Jean-Luc Moudenc qui a annoncé jeudi le renforcement de cette brigade qui ne dressait pas de PV directement jusqu’à présent.

1.164 PV l’an dernier

Après avoir été multiplié par deux entre 2015 et 2017, passant de 667 à 1.164, le nombre d’amendes devrait connaître une inflation au cours des prochains mois.

La plupart concernent aujourd’hui des dépôts sauvages ayant fait l’objet d’une enquête ou des opérations d'ampleur, comme celle qui avait eu lieu à Saint-Pierre un soir de septembre 2016 où, en deux heures, 116 étudiants s’étaient vus distribuer des amendes.

« La question de la propreté passe par le nettoyage. Mais cela commence par ne pas salir. Les agents seront envoyés en priorité sur certaines zones ciblées et viseront les incivilités classiques : l’affichage sauvage, les tags, les jets de déchets et mégots, la sortie des containers en dehors des heures de collecte, les cartons des commerçants, les déjections canines ou encore les mictions [urine] », énumère Emilion Esnault, l’élu en charge de la propreté à la Métropole qui cherche par ailleurs le moyen pour augmenter le montant des amendes.