Toulouse: On sait ce que les Toulousains demandent au père Noël (et c’est parfois touchant)

INSOLITE On s’est glissé dans la forêt des vœux, près du Capitole, pour voir si les Toulousains croyaient au père Noël. Au milieu des souhaits loufoques et « peace and love » de circonstances, il y en a aussi de carrément tristes…

Victor Guillion et Justin Bosc (avec H. M.)
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Plus de 100.000 messages sont laissés chaque dans les arbres à vœux de Toulouse.
Plus de 100.000 messages sont laissés chaque dans les arbres à vœux de Toulouse. — H. Ménal - 20 Minutes
  • Poétique, triste, sportif, odorant… les vœux des Toulousains sont multiples.
  • 2.000 vœux sont sélectionnés pour rejoindre une boîte aux archives municipales.

C’est clair, certains ont confondu la forêt des vœux plantée derrière la place du Capitole avec un site de petites annonces. Les passants en profitent pour tenter de fourguer leur vieux portable à prix cassé ou pour laisser leur mail au cas où le prince charmant passerait par là. Les smartphones, les petits amis et animaux de compagnie squattent la top liste des souhaits.

L’OM champion et du cash

D’autres Toulousains sont plus habités par l’esprit de Noël. Sur leurs petits sapins blancs en papier, ils appellent de leurs vœux la paix dans le monde. Puis, inévitablement, il y a les souhaits potaches du type « Je souhaite que l’OM gagne le championnat » (la blague), « Du bonheur et des raclettes pour les gens que j’aime » ou « que mes pets dans le métro arrêtent de puer » (ce qu’on souhaite tous).

Le poétique – « J’aimerais avoir de nouveau 10 ans, j’aime pas les grands » – et le pratico-pratique – « 10.000 cash !!! et une boîte de Ferrero » – le disputent au réalisme avec ce « Je veux un stage. Ok, faut que je cherche ». A noter aussi ce message semi-vachard d’une petite fille qui certes souhaite que « C. », reste sa « meilleure amie » et aussi « qu’elle devienne intelligente ».

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Vœu exaucé.

Plus de 100.000 vœux accrochés chaque année

Mais le plus surprenant, c’est que les vœux sont souvent touchants pour ne pas dire tristes. Comment prendre ce « Je veux voir », laconique et maladroitement tracé ? Faut-il rire ou pleurer en lisant « J’aimerais que mes chaussettes ne soient plus trouées et que j’arrive à rentrer dans les slips » ? Frédéric Brasilès, l’élu délégué aux festivités garde sur son portable les pépites les plus déchirantes qu’il a glanées : « Pour Noël, je veux rejoindre mes parents » ou encore « Que mon fils arrive à parler » signé d’une « maman d’un petit dysphasique sévère »…

Drôles ou tristes, les Toulousains accrochent plus de 100.000 vœux chaque année. « Nous en sélectionnons environ 2.000 que nous envoyons dans une boîte aux archives municipales », précise Frédéric Brasilès. Comme un vestige de l’air du temps.