Toulouse: Des ruches connectées pour mieux connaître l’environnement du campus

ENVIRONNEMENT Dans le cadre du projet APIcampus, des ruches connectées vont être implantées sur le campus de l’université Paul-Sabatier, à Toulouse…

Béatrice Colin
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Des ruches connectées vont être installées sur le campus de l'Université Paul-Sabatier.
Des ruches connectées vont être installées sur le campus de l'Université Paul-Sabatier. — BeeGuard/Emmanuel Navarro
  • Cinq ruches connectées seront installées d’ici le printemps sur le campus de Rangueil. Pollen, pollution et parasites seront détectés par des capteurs créés par des étudiants.
  • Dans le cadre du projet APIcampus, près de 200 arbres et arbustes vont être aussi plantés sur le site de l’Université.

Sur les toits des immeubles, au sein des entreprises ou chez les particuliers, depuis plusieurs années les ruches font leur retour dans la Ville rose. C’est aussi le cas sur les campus toulousains. Celui de l’université Paul-Sabatier a décidé d’aller plus loin dans le cadre du projet APICampus, officiellement lancé mercredi.

Pollen et pollution scrutés

Pour étudier scientifiquement le comportement des abeilles, il était déjà doté d’un rucher géré par le Centre de recherches sur la cognition animale (CNRS/UPS). Au printemps prochain, il sera étendu et accueillera cinq nouveaux abris pour les abeilles. Ils auront la particularité d’être connectés.

« La société BeeGuard avec laquelle nous travaillons va installer des capteurs pour analyser différentes données comme la température interne des ruches. En parallèle, avec des étudiants du Master Systèmes et microsystèmes embarqués, nous allons développer de nouveaux capteurs qui apporteront des informations sur le pollen, la présence de parasites ou du frelon asiatique », explique Nathalie Del Vecchio, maître de conférences à l’université et coordinatrice du projet.

Autant de données qui seront mises à la disposition des chercheurs et qui permettront de connaître les sources de pollution. Des ruches qui serviront aussi à faire « de la sensibilisation à la préservation des pollinisateurs », insiste l’enseignante.

Pour y parvenir, des ateliers, destinés aussi bien aux étudiants qu’au grand public, auront lieu régulièrement et aborderont, par exemple, les moyens pour se passer de pesticides.

Pour que les abeilles aient un environnement végétal diversifié, près de 200 arbres et arbustes d’essence locale vont être plantés à proximité du rucher à partir du mois de janvier.