VIDEO. Miss France: «Je suis l’une des plus naturelles», assure Miss Midi-Pyrénées

INTERVIEW Anaïs Dufillo, 19 ans, espère ramener la couronne de Miss France dans une région qui l’attend depuis neuf ans. L’élection a lieu samedi à Châteauroux…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Anaïs Dufillo, Miss Midi-Pyrénées 2017.
Anaïs Dufillo, Miss Midi-Pyrénées 2017. — L. Vu / Sipa
  • L’étudiante en droit souligne la difficulté de la préparation au concours.
  • La jeune Gersoise espère faire au moins partie des douze demi-finalistes.

Samedi soir à Châteauroux, Anaïs Dufillo mettra peut-être un terme à neuf ans de disette. Depuis Chloé Mortaud en 2009, aucune Miss Midi-Pyrénées n’a été couronnée Miss France. Dans cette aventure qui dure depuis le 15 novembre en compagnie de 29 autres jeunes femmes, la Gersoise de 19 ans peut compter sur sa famille et ses proches. Une vingtaine d’entre eux a d’ailleurs prévu de faire le voyage depuis Auch en minibus pour assister à l’élection.

Jusqu’à présent, l’expérience que vous vivez est-elle conforme à ce que vous attendiez ?

Oui. On s’attend à vivre un rêve, et c’est réel. Quand on regarde chaque année les Miss en voyage, on se dit « c’est trop beau ». Et lorsqu’on est à leur place, c’est vraiment ça. C’est une expérience unique : partir aux Etats-Unis, en Californie, visiter Hollywood…

Pourquoi une jeune fille participe-t-elle à un concours de Miss  ?

Quand on voit l’élection de Miss France, ça vend du rêve. Lorsqu’on s’engage dans le concours, on se dit : « Ce ne sera pas moi, je ne peux pas y arriver. » Et puis au final, ça devient un objectif à atteindre. C’est très dur physiquement et mentalement.

Que répondez-vous aux critiques, qui pointent notamment le côté désuet des concours de beauté ?

Je leur dirais : « Mettez-vous à notre place et vous verrez bien  ! » On travaille énormément. On n’arrive pas comme ça, sur une scène. Deux semaines avant l’élection, les répétitions commencent à 9 heures pour se terminer à 19 ou 20 heures. On passe la journée en talons et tous les matins, ça recommence. On apprend toutes en même temps une chorégraphie, et il y a plusieurs tableaux. Il faut savoir où l’on va, ce que l’on fait. Quant au côté vieillot, franchement, quand on voit les tableaux, c’est fun.

Comment vous préparez-vous  ?

On a un coach sportif, un autre pour défiler, des cours de nutrition… Tout est fait pour que nous soyons prêtes le jour du concours.

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Qu’est-ce qui pourrait conduire le jury à vous choisir  ?

Je suis l’une des plus naturelles. Quand j’ai envie de rire, je rigole. Mais je suis restée très polie, très disciplinée. Il faut prendre sur soi. Certains ne sont pas elles-mêmes et perdent leur crédibilité. On ne peut pas porter un masque aussi longtemps. C’est humain, il finit par tomber.

Vous êtes en première année de droit, pour devenir avocate…

Je dis toujours qu’une fois que je serai passée devant le jury Miss France, je pourrai tout faire. Cela va me faire gagner en prestance, c’est très important dans ce métier.

Quel est votre objectif  ?

Déjà, être dans le Top 12, cela fait longtemps que ce n’est pas arrivé à une Miss Midi-Pyrénées (depuis 2009). Après, si j’ai la chance d’y figurer, ce sera le Top 5. Et quand on en arrive là, on vise la couronne.

Dans quel secteur souhaitez-vous vous engager si vous êtes élue ?

Dans le handicap, car je le défends depuis des années (avec l'association Les Bouchons d'amour). J’aimerais créer ma propre association, pour les enfants dans des pays pauvres.