Toulouse: Le plastique pourrait disparaître des cantines d'ici 2019

SANTE Après la mobilisation de parents d’élèves, la mairie réfléchit à supprimer les barquettes en plastique des cantines scolaires…

Béatrice Colin

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A la cantine du groupe scolaire Jean Jaurés, à Toulouse.
A la cantine du groupe scolaire Jean Jaurés, à Toulouse. — Fred.Scheiber
  • La mairie réfléchit à la possibilité de mettre fin aux barquettes en plastique dans les cantines scolaires par d’autres contenants lorsque son contrat arrivera à terme avec son actuel fournisseur, fin 2018.
  • Les parents d’élèves réunis au sein du collectif réclamaient depuis plusieurs mois cet abandon du plastique et se disent satisfaits.

Fin septembre, lors d’une réunion avec les services de la mairie de Toulouse, les parents d’élèves du collectif «Qualité cantines Toulouse» demandaient que le plastique soit supprimé dans les cantines, faisant valoir le principe de précaution vis-à-vis des perturbateurs endocriniens.

Mais comme lors de la précédente réunion où ils avaient mis le sujet sur la table, ils se voyaient opposer « une fin de non-recevoir ». Lors de leur prochain entretien, le 11 janvier prochain, la réponse de la mairie ne devrait pas être la même.

Barquettes en cellulose à l’étude

« Nous ne pouvons pas supprimer dans l’immédiat les barquettes en plastique utilisées pour le conditionnement et le réchauffage des plats car le marché court jusqu’à la fin de l’année 2018. Mais nous avons demandé aux fournisseurs de nous proposer d’autres modèles de barquettes, notamment en cellulose », expliquait il y a quelques semaines la conseillère muncipale déléguée à la restauration scolaire, Martine Susset.

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Avant de s’empresser d’indiquer que les actuelles barquettes en polypropylène sont sans bisphénol A et sans phtalates, ces produits chimiques pointés du doigt. « Dire que c’est sans bisphénol et sans phtalates, c’est le minimum requis, mais il y a des doutes sur d’autres composants. Nous sommes surpris de l’annonce de la mairie, mais nous ne pouvons être que contents qu’elle travaille sur des solutions alternatives », indique Christine Chabanette, la maman à l’origine du collectif cantines.

Jetable ou réutilisable ?

Cette dernière s’est rapprochée d’autres associations du même type qui ont vu le jour ces dernières années à Bordeaux ou encore Strasbourg, avec un objectif commun : faire évoluer la législation sur cette question. Dans la capitale alsacienne, le choix a été fait de revenir au bon vieil inox. Mais pour l’heure, il n’est pas question d’y repasser à Toulouse. « Ce serait un retour en arrière, ça pèse lourd et cela ferait un surplus de travail pour les cantinières », relève Martine Susset.

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Mais cela éviterait par contre de jeter les barquettes, qui, quelle que soit leur matière, termineront à la poubelle. Car au-delà des questions de santé, jeter des contenants à la poubelle pose aussi un problème d’environnement. Le collectif s’est amusé à faire un petit calcul du nombre de kilos de plastique jeté à la poubelle chaque semaine. Et il serait d’environ 1,5 tonne.