Toulouse: Plaintes, prud'hommes... Le feuilleton «Zinédine Machach vs TFC» est loin d’être terminé

FOOTBALL Licencié par le club toulousain pour avoir agressé l’entraîneur de la réserve, Zinédine Machach va poursuivre le TFC aux prud’hommes et a déposé plainte…

Nicolas Stival

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Zinédine Machach, le milieu du TFC, lors du match de Ligue 1 à Monaco, le 4 août 2017.
Zinédine Machach, le milieu du TFC, lors du match de Ligue 1 à Monaco, le 4 août 2017. — V. Hache / AFP
  • Retourné à Marseille, sa ville natale, Zinédine Machach cherche un club.
  • Le joueur conteste le scénario de l’altercation avec Denis Zanko, entraîneur du TFC B, et a lui aussi déposé plainte.

Sportivement, c’est fini. Mais l’histoire entre Zinédine Machach et le TFC va se poursuivre sur les terrains juridique et judiciaire. Le 31 octobre, L’Equipe annonçait que le milieu de terrain de 21 ans, déjà mis à pied, avait reçu quelques jours plus tôt la notification de sa rupture de contrat, de la part du TFC. A l’origine de l’affaire :  la grave altercation entre Machach et Denis Zanko, l’entraîneur de l’équipe réserve, qui ne l’avait pas désigné comme tireur de penalties pour un match de National 3 (cinquième division) contre Alès le 16 septembre.

« Il a été licencié, aujourd’hui, il recherche un club, confirme Romuald Palao, l’avocat du joueur joint par 20 Minutes. Cela va finir aux prud’hommes, il n’y a pas d’alternative. Zinédine conteste le licenciement et la façon dont ça s’est passé. »

Cinq jours d’ITT pour Machach

Les deux protagonistes de la rixe s’accusent mutuellement d’avoir porté le premier coup. Si Zanko a porté plainte, Machach en a fait de même, après avoir d’abord déposé une main courante, selon son avocat. « Mon client est le premier à être allé au commissariat, assure Me Palao. Il a notamment été touché à l’épaule et s’est vu prescrire cinq jours d’ITT, contre deux pour Denis Zanko. »

Très marqué physiquement et psychologiquement par l’événement, l’entraîneur de la réserve (53 ans) restera toutefois en arrêt de travail bien plus longtemps, jusqu’à début octobre.

D’après son entourage, le Marseillais d’origine estime avoir été victime, bien au-delà de cet épisode, d’un véritable harcèlement au TFC. Mécontent de son attitude, Pascal Dupraz l’avait ainsi écarté peu après son arrivée sur le banc de l’équipe première, en mars 2016.

De retour cet été d’un prêt difficile d’un an à l’OM, Machach avait réussi une bonne préparation, avant d’être titularisé à Monaco (3-2, un but à la clé) et contre Montpellier (1-0), lors des deux premières journées. Remplaçant dans la foulée à Paris (6-2), Dupraz n’avait pas aimé son entrée en jeu au Parc des Princes et l’avait fait savoir.

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Lors des trois matchs de L1 suivants, le milieu ne jouera plus que 28 minutes, les dernières du derby face à Bordeaux (0-1), le 15 septembre, à la veille de la fameuse altercation avec Zanko…

A présent, Machach, retourné dans sa ville natale, se prépare seul en attendant de trouver un point de chute. Le numéro 7 qu’il portait au TFC a été récupéré par l’attaquant ivoirien Max-Alain Gradel. Ce jeudi, son nom ne figurait pas encore sur la liste des joueurs libres de l’UNFP. « On attend la confirmation de la commission juridique de la LFP qui valide les ruptures de contrat », explique le service communication du syndicat des joueurs professionnels.

Contacté par 20 Minutes, pour obtenir une réaction du club et de Denis Zanko, le TFC n’a pas souhaité communiquer.