Toulouse: Le futur téléphérique bifurque pour éviter le lycée Bellevue

TRANSPORTS Face à la fronde du lycée Bellevue, Tisséo vient de modifier son projet de téléphérique urbain. La station qui faisait polémique sera implantée côté campus des sciences…

Helene Menal

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Vue d'une cabine de téléphérique de Toulouse à la future station Oncopole
Vue d'une cabine de téléphérique de Toulouse à la future station Oncopole — Tisséo-SMTC/SMAT/Groupement POMA

Que les élèves du lycée Bellevue de Toulouse se rassurent, leur concentration ne devrait pas être perturbée par un ballet incessant de cabines aériennes. Tisséo vient en effet d’amender officiellement son projet de téléphérique urbain.

La station prévue sur le site du lycée faisait partie des écueils de ce projet plutôt populaire qui doit relier le campus des sciences et le CHU de Rangueil à l'Oncopole en survolant bouchons et coteaux. Elle condamnait une partie des installations sportives de l’établissement. Parents, élèves et personnels – à l’origine d’une pétition en ligne – craignaient par ailleurs des nuisances paysagères et surtout sonores.

>> A lire aussi : Une pétition lancée contre le survol du lycée Bellevue par le futur téléphérique

La station traverse la route

Mais le cauchemar est derrière. La fameuse station sera finalement construite de l’autre côté de la route de Narbonne, à l'entrée de université Paul-Sabatier, près des stations de bus et de métro. « Une dizaine de scénarios alternatifs ont été étudiés, précise Jean-Michel Lattes, le président de Tisséo Collectivités. Celui qui a été retenu, en concertation étroite avec la région et le rectorat, est finalement meilleur que le premier pour l’intermodalité ».

Au prix d’un surcoût et peut-être d’un léger retard

Le premier scénario avait été retenu pour éviter le fameux château de Bellevue (XVIIIe siècle) dont la façade est classée. Mais les équipes de Poma, le constructeur retenu pour le téléphérique, ont trouvé le moyen technique de voler plus haut. Dans ce contexte, et à condition d’avoir son mot à dire sur le design des cabines, l' Architecte des bâtiments de France a donné son aval.

Tisséo a donc ôté le caillou Bellevue de sa chaussure. Mais Jean-Michel Lattes admet que ce changement entraînera un surcoût (par rapport à l’estimation initiale de 54 millions d’euros), en partie financé avec l’aide la région. La date de mise en service, fixée pour l’heure à fin 2019, pourrait aussi en pâtir.