Toulouse aura bientôt son premier restaurant zéro déchet

CONSOMMATION D'ici quelques semaines, le premier restaurant zéro déchet, bio et à la fois épicerie, ouvrira ses portes à Toulouse...

Béatrice Colin
le magasin-restaurant Ô local bio proposera des produits en vrac ainsi qu'une cuisine le midi, version zéro déchet.
le magasin-restaurant Ô local bio proposera des produits en vrac ainsi qu'une cuisine le midi, version zéro déchet. — Ô local Bio
  • Ô Local bio sera le troisième magasin «zéro déchet» à ouvrir sur la ville de Toulouse.
  • Récupération d’eaux de pluie, compost, facture dématérialisée… plusieurs mesures sont prises pour éviter de gaspiller et polluer.

Les restes des assiettes finiront au compost, l’eau de pluie récupérée servira à alimenter les toilettes et à laver les sols. Pour ne produire quasiment aucun déchet dans son futur magasin-restaurant Bio de la Grande rue Saint-Michel, Françoise Chatenoud a pensé à tout.

Après s’être occupée de contrôle de gestion dans un grand groupe informatique durant plusieurs années, cette quadragénaire a décidé de changer de vie. D’ici moins d’un mois, elle ouvrira les portes d’Ô Local Bio, un établissement spécialisé dans la vente de produits issus de l’agriculture biologique, venant majoritairement de la région. Avec une particularité : ils seront vendus en vrac, les clients pourront amener leurs bocaux ou bouteilles ou souscrire à des consignes.

Bio, local et sans emballage

« Notre objectif est de limiter les emballages jetables et d’éviter le gaspillage. Comme tout le monde ne se balade pas avec ses bocaux, nous en aurons à disposition pour les clients. Notre autre critère est celui du bio et du local. 90 % des fournisseurs sont d’Occitanie », explique Françoise, qui est épaulée par Flora dans cette aventure pour laquelle elle a lancé une opération de financement participatif sur la plateforme Ulule.

Ce n’est pas le premier magasin « zéro déchet » à voir le jour à Toulouse, mais le premier à proposer de la restauration. Et dans le même esprit que pour l’épicerie, tout sera fait pour réduire les déchets. Le lieu a ainsi été aménagé avec du mobilier et des matériaux de récupération et pour éviter la surconsommation de papier, les factures seront fournies sous forme dématérialisée.



« L’idée est d’utiliser pour la cuisine uniquement ce que l’on trouve au magasin, ce qui réduit déjà les emballages. Nous transformerons aussi les fruits et légumes qui sont un peu piqués. Nous ferons des plats à emporter dans des emballages consignés », poursuit Françoise.

Quant aux couverts fournis aux clients, ils seront à base de matière végétale et ont l’avantage d’être un ustensile trois en un né en Ariège, qui fait à la fois fourchette, cuiller et permet de couper.