La LGV à Toulouse, ils la veulent et ils ne vont pas lâcher l'affaire

MOBILISATION Mercredi, 700 personnes étaient présentes à Toulouse pour demander au gouvernement la réalisation des lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan…

Béatrice Colin
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Le 4 octobre, mobilisation des acteurs de la région Occitanie pour obtenir la réalisation des LGV Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan.
Le 4 octobre, mobilisation des acteurs de la région Occitanie pour obtenir la réalisation des LGV Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan. — Lydie Lecarpentier - Région Occitanie

Ils étaient 700. Des entrepreneurs, des élus de Toulouse et Montpellier, ainsi que des représentants d’association se sont donné rendez-vous mercredi à l’hôtel de Région pour lancer un appel au gouvernement. Tous réclament la réalisation des projets de lignes à grande vitesse sur l’axe Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan, mis en stand-by par le gouvernement.

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« Dans mon entreprise, j’ai quinze personnes qui se déplacent régulièrement sur Paris, soit 500 allers-retours par an en avion. C’est de la fatigue, mais aussi des heures perdues. S’il y avait la LGV cela nous permettrait d’économiser 3 500 heures pour nos collaborateurs », souligne Cédric Cabanes, le président de la société Agronutrition.

Equité avec Paris

Cet argument économique n’est pas le seul mis en avant. « Il y a aussi des questions d’égalité et de parole donnée. Pour le réseau Grand Paris 25 milliards vont être dépensés, nous demandons la moitié pour deux lignes », relève de son côté Nadia Pellefigue (PS), la vice-présidente du conseil régional d’Occitanie, rappelant que sa collectivité a déjà dépensé 62 millions d’euros pour la portion Tours-Bordeaux mise en service cet été.

« Nous avons déjà gagné 1 h 20, nous devons encore gagner une heure Il faut que le dialogue avec le gouvernement se poursuive », plaide le président de la Métropole, Jean-Luc Moudenc (LR).

« En attendant nous perdons du temps. On ne voit pas pourquoi la région et Toulouse seraient pénalisées » conclut Georges Méric, le président du Département