VIDEO. Midi-Pyrénées: Ce qu'il faut savoir sur les élections sénatoriales de dimanche

POLITIQUE Il n'y a que deux départements de l'ex-Midi-Pyrénées qui renouvelleront leurs sénateurs dimanche: les Hautes-Pyrénées et le Lot. Avec chacun deux sièges à prendre...

H.M.

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Loi travail: le Sénat adopte une version durcie par 185 voix contre 156
Loi travail: le Sénat adopte une version durcie par 185 voix contre 156 — BERTRAND GUAY AFP

Les Hautes-Pyrénées et le Lot vont vivre un dimanche aux urnes. Ne plongez pas dans vos tiroirs pour ressortir votre carte de vote, seuls les « grands électeurs », ceux qui sont déjà élus en gros, voteront pour ces sénatoriales.

La République en marche (LREM) a désigné des candidats dans les deux départements de l’ex-Midi-Pyrénées, des candidates en l’occurrence. Et, contrairement aux récentes législatives, elles n’arrivent pas en terrain conquis. Après les annonces sur la baisse des emplois aidés et des dotations aux collectivités locales, ou encore la réforme de la taxe d’habitation, les élus locaux sont plutôt remontés contre le parti présidentiel.

Nouvelles têtes dans les Hautes-Pyrénées

Deux sénateurs sont à élire pour six ans dans les Hautes-Pyrénées, un département ancré au centre gauche qui compte 851 grands électeurs. Avec une certitude : ce sera de nouvelles têtes. Aucun des deux sortants Josette Durrieu (PS) et Michel Pélieu (PRG, qui a succédé à François Fortassin après son récent décès) ne se représente. Une configuration qui explique sans doute le nombre anormalement élevé de candidats au Sénat : ils sont 12 en tout, avec surtout toute la palette des nuances de la gauche.

Le PS et le PRG ont joué des valeurs sûres pour ce type de scrutin avec Viviane Artigalas et Maryse Carrère, deux maires de petites communes. La challenger LREM, Virginie Siani, est conseillère départementale d’un canton de Tarbes.

Du suspense dans le Lot

Le Lot, qui a élu un député de droite et une députée LREM aux législatives 2017, a également deux sièges à pourvoir au Palais du Luxembourg. Jean-Claude Requier, le sénateur radical sortant se représente. Le socialiste Gérard Miquel préfère garder sa présidence du Conseil départemental. Bizarrement, il ya deux candidats socialistes pour tenter de lui succéder.

La droite a choisi d’investir Lucien Blanc, un militant cadurcien de 70 ans. LREM a opté pour Agnès Simon-Picquet, déjà maire d’un petit village. 639 grands électeurs vont les départager.