VIDEO. Toulouse: Un sculpteur installe un enfant sur les ruines d'AZF, 16 ans après la catastrophe

HOMMAGE L’artiste toulousain James Colomina a installé un enfant sur les vestiges d’AZF le jour des commémorations du 16e anniversaire de la catastrophe…

Béatrice Colin

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La sculpture de James Colomina smbolise un enfant qui se recueille sur les ruines d'AZF
La sculpture de James Colomina smbolise un enfant qui se recueille sur les ruines d'AZF — Remi Benoit

Sa présence n’a pas échappé aux personnes qui se sont rendues sur le mémorial AZF jeudi matin, route d'Espagne, pour rendre hommage aux victimes de la catastrophe industrielle qui a fait 31 victimes il y a 16 ans. Dans la nuit, une sculpture représentant un enfant entièrement bandé et muni d’un bouquet de fleurs est apparue sur les derniers vestiges de l’usine.

Ce n’est pas la première fois que l’artiste toulousain James Colomina installe l’une de ses œuvres rouges dans un lieu symbolique de la Ville rose. Il y a peu, son « enfant au bonnet d’âne » avait pris place dans l’un des dégueuloirs du Pont-Neuf, et il y reviendra la semaine prochaine après avoir s'être éclipsé suite à un vol.

L'enfant au bonnet d'âne de James Colomina sur le Pont-Neuf de Toulouse
L'enfant au bonnet d'âne de James Colomina sur le Pont-Neuf de Toulouse - B. Colin / 20 Minutes

Il a à nouveau voulu marquer les esprits. « AZF est quelque chose qui m’a marqué, cela faisait longtemps que je voulais installer cette sculpture, le 21 septembre était l’occasion. L’enfant est sur les ruines d’AZF un peu comme s’il venait se recueillir au cimetière avec son bouquet en hommage aux personnes décédées. Il est lui-même bandé, meurtri », explique l’artiste.

Sensibiliser au risque Seveso

Derrière cet hommage, sa démarche se veut aussi revendicative. « C’est aussi important de sensibiliser les gens à la proximité de sites Seveso, et il y en a encore à Toulouse. C’est dingue d’avoir des habitations juste à côté », relève James Colomina.

 

 

Un symbole qui pourrait être éphémère. Le verdict du procès de la catastrophe doit être prononcé le 31 octobre. Et cela devrait être le dernier. Aujourd’hui, le cratère, mais aussi le four où est installé l’enfant, sont sous scellés judiciaires. Ils devraient être levés après le jugement prononcé par la Cour d’appel de Paris.