Tarn: L’incroyable histoire d’un retraité albigeois qui doit prouver… qu’il est bien vivant

WALKING DEAD Déclaré mort par erreur par la police, Louis Palacios fait des pieds et des mains pour faire reconnaître à l’administration qu’il est on ne peut plus vivant…

H.M.
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Un certificat de décès. Illustration.
Un certificat de décès. Illustration. — F. Durand - Sipa

Il ne touche plus sa retraite, la Sécu l’a rayé de ses tablettes et les banals contrôles routiers dont il fait l’objet virent à la science-fiction. Et pour cause : officiellement, Louis Palacios, paisible retraité albigeois de 74 ans, est mort depuis plus de quatre mois.

Comme le raconte , cet incroyable imbroglio commence par une erreur sur l’identification d’une dépouille. En mai 2017, un homme est retrouvé mort dans une caravane posée sur un terrain appartenant à Louis Palacios.

Le tribunal va le ressusciter

Il s’agit du corps d’un marginal que le retraité avait autorisé un temps à s’installer. Mais les SDF qui squattent le secteur indiquent à la police qu’il s’agit bel et bien du propriétaire des lieux. L’affaire est entendue, le certificat de décès est délivré, et Louis Palacios passe administrativement de vie à trépas.

L’imbroglio est tel que lundi 18 septembre, le retraité a dû se présenter en chair et en os avec son avocat devant le tribunal de grande instance d’, seul habilité à le ressusciter. Dans deux semaines, délai légal de la procédure, il pourra enfin revivre.