Toulouse: Davantage touchée par l'hépatite C, la région se mobilise sur le dépistage

SANTE Les professionnels de santé cogitent au développement du dépistage de l’hépatite C avec pour objectif de l’éradiquer d’ici à quinze ans dans la région…

Béatrice Colin
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Depistage des Hepathites C la Case de santé, association toulousaine.
Depistage des Hepathites C la Case de santé, association toulousaine. — FRED SCHEIBER/20 MINUTES

Après Paris et PACA, l’Occitanie est considérée comme la région où il y a le plus grand nombre de cas d’hépatite C, ramené au nombre d’habitants, là où les tests de dépistage réalisés sont le plus souvent positifs.

Ce mardi, à Toulouse, des spécialistes vont se pencher sur ce phénomène lors d’une conférence-débat, « Eradiquer l’hépatite C dans la région, un objectif à portée de main ».

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« Le gros souci c’est qu’il y a un peu moins de la moitié des personnes touchées qui ne se sait pas infectée », relève le docteur Sophie Métivier, hépato-gastroentérologue au CHU de Toulouse qui a traité près de 600 personnes l’an dernier, notamment les usagers de drogue par voie intraveineuse ou dans des situations à risque.

En France ils seraient ainsi 70.000, sans symptômes flagrants, à ne pas savoir qu’ils sont porteurs du virus.

Développer le dépistage

Pour Sophie Métivier, il faudrait réduire ce chiffre pour arriver à terme à éradiquer complètement les cas d’hépatite C et éviter d’arriver au stade de la cirrhose. D’autant qu’aujourd’hui, les nouveaux traitements, plus courts, moins contraignants et accessibles à tous les malades, permettent « d’avoir un taux de guérison à plus de 90 % ».

Reste à trouver les moyens d’atteindre les personnes à risques qui ne se font pas dépister. « Nous pourrions développer des consultations dans des structures qui accueillent les populations les plus touchées ou se déplacer en bus dans certaines zones pour des consultations spécifiques comme cela existe déjà en Languedoc-Roussillon. Il faut aussi se poser aussi la question du dépistage au moins une fois dans sa vie », plaide le médecin qui espère voir un jour le virus complètement éradiqué.