Toulouse: Le covoiturage gagne du terrain... et des places

MOBILITE Des places dédiées au covoiturage vont être créées sur les parkings du métro à Ramonville, puis Borderouge. Parallèlement, les sports et aires se multiplient dans le département…

Beatrice Colin

— 

Un stop de covoiturage de Tisséo.
Un stop de covoiturage de Tisséo. — Tisséo-collectivités - Schneider/Saada
  • Tisséo va créer des zones dédiées au covoiturage dans les parkings relais de Ramonville et Borderouge d’ici deux ans.
  • Le conseil départemental lance une grande consultation sur ce thème lundi, à l’occasion de la semaine de la mobilité et va créer 351 places dans 25 aires de covoiturage d’ici cinq ans.

Le vendredi, il est souvent impossible de se garer sur les parkings relais du métro à Ramonville ou Borderouge. Pas à cause des fêtards qui ont décidé de passer leur soirée à Toulouse, mais des adeptes du covoiturage, en particulier des étudiants, qui s’y donnent rendez-vous.

Des zones d’arrêt courte durée au métro

« C’est un phénomène que nous avons identifié et auquel nous avons décidé de nous adapter. En janvier 2018, nous allons ouvrir une zone d’arrêt courte durée, limitée à quinze minutes, en modifiant le parking de Ramonville. Nous mettrons en place le même dispositif l’année suivante à Borderouge puis sur le site de l’Oncopole, à côté du téléphérique », explique Jean-Michel Lattes, président de Tisséo-Collectivités.

>> A lire aussi : Avec BlaBlaLines, BlaBlaCar vise le marché (colossal) du covoiturage domicile-travail

C’est l’une des réponses apportées au développement du covoiturage, en particulier sur les courts trajets. Avec la multiplication des applications et des dispositifs facilitant ce mode déplacements, les collectivités ont décidé de s’y pencher.

Plus de spots

En partenariat avec le réseau d’auto-stop Rezo Pouce et l’application toulousaine de covoiturage Coovia, le service dédié de Tisséo a déjà déployé 16 spots dans la grande agglomération toulousaine où il est possible de se donner rendez-vous.

>> A lire aussi : La start-up toulousaine Coovia, un BlaBlaCar pour le quotidien

« Cela permet d’avoir un point de ramassage sécurisé, identifié. C’est rassurant et ça donne aussi de la visibilité au covoiturage, en voyant ces spots, ça aide à la pratique au quotidien », assure Murielle Renard de Coovia qui compte près de 8.000 inscrits, dont beaucoup font des trajets entre Toulouse et Blagnac ou Colomiers. D’ici décembre, 28 nouveaux « arrêt minute » de ce genre verront le jour.

351 places supplémentaires dans 25 aires

Et pour mailler le territoire, 30 à 40 nouveaux devraient être créés chaque année. Ils viendront compléter les aires de covoiturage existantes, où les gens peuvent stationner toute la journée. Au total, il en existe 37 en Haute-Garonne situées à proximité des routes départementales.

Carte des aires de covoiturage recensées par le conseil départemental de la Haute-Garonne.
Carte des aires de covoiturage recensées par le conseil départemental de la Haute-Garonne. - CD31

Sur les 25 aires qu’il gère, le conseil départemental a décidé d’augmenter le nombre global de places d’ici à cinq ans, passant de 130 aujourd’hui à 481.

Et pour connaître les besoins et attentes des adeptes du covoiturage, le Département a décidé de lancer une vaste consultation dès lundi sur son site internet à l’occasion de la semaine de la mobilité.