Ariège: Une enquête ouverte après l'agression d'agents de l'ONCFS par des opposants à l'ours

JUSTICE La procureure de Foix a ouvert une enquête après l’agression le 25 août de quatre agents de l’Office nationale de la chasse et la faune sauvage par des opposants à l’ours dans les Pyrénées…

B.C. avec AFP

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Un ours brun (photo illustration).
Un ours brun (photo illustration). — WHITEWOLF/SIPA

Ils avaient été reçus sur une estive d’Auzat, dans les Pyrénées ariégeoises, par une cinquantaine de coups de feu. Après l’agression de quatre agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) le 25 août dernier alors qu’ils enquêtaient sur des dommages commis par un ours, une enquête judiciaire vient d’être ouverte pour « violences avec armes ».

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Pour Karline Bouisset, procureure de la République de Foix, la trentaine d’opposants à l’ours qui attendait fusils à la main les agents de l’ONCFS était « manifestement là pour les intimider ».

Ces derniers avaient été menacés et les quatre pneus de leur véhicule de fonction avaient été crevés. « Si les infractions sont caractérisées, on engagera des poursuites », a indiqué la représentante du parquet qui a ouvert une enquête après la plainte le 29 août des quatre agents.

Tensions après un dérochement

Depuis le début de l’été, les tensions autour de la présence du plantigrade ont rejailli dans les Pyrénées. A la mi-juillet, plus de 200 brebis avaient chuté d’une falaise en Ariège, effrayées par la présence d’un ours.

« L’Etat met des moyens d’accompagnement pour mieux protéger les bergers et leurs troupeaux » mais « le pastoralisme doit évoluer », a indiqué la préfète du Département, Marie Lajus, pour qui « la présence de cette espèce protégée nécessite une adaptation des pratiques agricoles et un engagement de l’Etat ».

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De son côté, le conseil départemental de l’Ariège a réaffirmé son « opposition à la réintroduction des ours en des lieux où ils n’ont plus leur place depuis la relance du pastoralisme et le développement de la civilisation de loisir ».