Environnement: «On n'a pas de plan B» pour préserver la Terre, affirme Thomas Pesquet

PLANETE Le spationaute était invité à l'opération Ciel sur Cordes dans le Tarn... 

20 Minutes avec AFP

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L'astronaute Thomas Pesquet, le 6 juin en direct du centre de l'Agense spatiale européenne, à Cologne.
L'astronaute Thomas Pesquet, le 6 juin en direct du centre de l'Agense spatiale européenne, à Cologne. — Roberto Pfeil / afp

« On n’a pas de plan B » pour préserver la Terre a affirmé mercredi à Cordes-sur-Ciel (Tarn) le spationaute français Thomas Pesquet.

« On se rend vraiment compte depuis l’espace de la fragilité de la Terre », a souligné Pesquet, invité de la 6e édition de l’opération Ciel sur Cordes, organisée par la mairie en partenariat avec le CNES, l’ESA et Arianespace.

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« Heureux d’être rentré »

« C’est quelque chose de dire, de comprendre, de l’analyser avec des chiffres sur Terre, mais de le voir soi-même, de le ressentir, d’en être le témoin, de prendre ce recul, le fait que l’on lève le nez de la feuille (…) Ça fait réfléchir », a souligné le spationaute européen de la mission Proxima.

« On se dit que l’on n’a pas de plan B et que de retour sur Terre, c’est plus important qu’avant d’essayer de faire ce que l’on peut pour préserver nos ressources naturelles et l’environnement », a-t-il souligné. « Heureux d’être rentré » le 2 juin après plus de six mois dans la station internationale (ISS), Pesquet a rappelé que l’homme était fait « pour vivre sur Terre ».

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Bientôt Mars ?

« On s’affranchit de cette règle et de cette hérédité grâce à la technique et à la technologie pour aller dans l’espace, ce qui est un exploit incroyable il faut le rappeler, mais on est fait pour la terre », a-t-il insisté.

Quant à une prochaine mission pour lui, Pesquet a répété qu’il voulait « repartir ». « Je suis encore jeune, le plus jeune des spationautes européens alors si tout se passe bien il y a peut-être une chance pour d’autres missions », a-t-il dit. Et de s’imaginer aller sur Mars ? « Pourquoi pas » mais pas tout de suite : « On est à 20 ans d’une mission vers Mars… » « Ce n’est pas impossible », a-t-il conclu.