Opposés au paquet de cigarettes à 10 euros, les buralistes bâchent des radars

SOCIETE Des buralistes de Toulouse et d'un peu partout en France ont mené dans la nuit de jeudi à vendredi une action coup de poing pour dénoncer le passage du paquet de cigarettes à 10 euros...

B.C. avec AFP

— 

Les buralistes de Toulouse ont mené une action pour dénoncer le passage progressif au paquet de cigarettes à 10 euros.
Les buralistes de Toulouse ont mené une action pour dénoncer le passage progressif au paquet de cigarettes à 10 euros. — Remy Gabalda/AFP

Ils s’étaient donné le mot un peu partout en France. Opposés au passage progressif des paquets de cigarettes à 10 euros annoncé par le Premier ministre, des buralistes ont neutralisé des radars automatiques à Toulouse, mais aussi en Picardie ou dans le Béarn.

Jeudi soir et dans la nuit, ils ont recouvert les appareils avec des sacs en plastique pour protester contre le projet du gouvernement.

Dans la Ville rose, les commerçants ont placardé de petites affiches « Non au paquet à 10 euros, clients spoliés, buraliste menacé » et déployés une banderole « Supprimer les buralistes ne fera pas baisser le tabagisme ».

« Ce produit est dangereux mais tous les gouvernements successifs n’ont lutté contre ce fléau qu’en augmentant les prix, il n’y a pas assez de prévention à destination des jeunes », a critiqué le président de la Fédération des chambres syndicales des buralistes d’Occitanie, Gérard Vidal.

Plan de lutte contre les marchés parallèles

Ce dernier réclame aussi un véritable « plan de lutte contre les marchés parallèles, comme les ventes frontalières ou sur Internet. En Andorre par exemple, le paquet est à deux euros », relève ce commerçant. A Toulouse, les buralistes doivent en effet faire face à un véritable marché parallèle, en partie concentré dans le quartier Arnaud-Bernard, connu pour son trafic de cigarettes.

>> A lire aussi : TOULOUSE - Le trafic de cigarettes fait toujours un tabac

La confédération des buralistes a rencontré mercredi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pour lui faire part de « l’inquiétude montante » de la profession, deux semaines après l’annonce de l’augmentation du prix du paquet de cigarettes à 10 euros d’ici trois ans.