VIDEO. Toulouse: Les cinq choses à savoir sur la 3e ligne de métro (qui ne passera pas par l'aéroport)

TRANSPORTS Le lancement de la 3e ligne de métro toulousaine, prévue pour 2024, vient d’être approuvé. L’essentiel de ce qu’il faut savoir sur cet investissement à 2,3 milliards qui, finalement, n’ira pas jusqu’à l’aéroport…

Hélène Ménal

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Une vue d'artiste de l'intérieur des rames sur la ligne de métro Toulouse Aerospace Express
Une vue d'artiste de l'intérieur des rames sur la ligne de métro Toulouse Aerospace Express — Tisseo SMTC
  • La troisième ligne de métro de Toulouse doit être mise en service fin 2024 et fera 27 km de long
  • Après arbitrage, elle ne desservira pas l’aéroport Toulouse-Blagnac
  • Elle promet une « expérience voyageur » très futuriste

Symboliquement, la troisième ligne de métro toulousaine vient d’obtenir un premier feu vert. Les élus délégués à Tisséo ont approuvé la réalisation de la ligne Toulouse Aerospace Express (TAE) avec quelques modifications notables par rapport à l’ébauche présentée il y a un an, notamment l’abandon de la desserte directe de l’aéroport. Voici l’essentiel de ce qu’il faut retenir de cet énorme investissement.

27 kilomètres et 20 stations. Pour ceux qui en doutaient, la ligne Toulouse Aerospace Express sera automatique de bout en bout, de Colomiers à Labège. Elle a été conçue pour transporter jusqu’à 200.000 voyageurs par jour.

Le tracé de la ligne métro Toulouse Aerospace Express
Le tracé de la ligne métro Toulouse Aerospace Express - Tisseo SMTC

En l’état du projet, elle fera 27 km de long (11,3 de plus que la ligne B) comportera 20 stations. Celle prévue à Fondeyre a disparu du tracé. La ligne passera à 60 % en souterrain mais cinq stations seront aériennes, avec viaduc : Airbus-Saint-Martin, Montaudran, INPT, Labège Enova et le terminus Labège-Cadène.

Pas de desserte directe de l’aéroport Toulouse-Blagnac. C’est le premier « couac » de ce projet mené tambour battant. La desserte directe de l’ aéroport n’a toujours été qu’optionnelle. Mais elle a eu le temps de faire rêver les milieux économiques avant d’être aujourd’hui écartée.

Le « barreau » aéroport avait été estimé à 110 millions d’euros, les études ont montré qu’il en coûterait 250. C’est non donc, même si une solution de remplacement astucieuse (à 45 millions) a été trouvée : La ligne Aéroport Express, un transport « type OrlyVal » qui desservira Toulouse-Blagnac toutes les 5 minutes depuis la station Jean-Maga et fera l’objet d’une tarification à part. Elle utilisera les rails de la ligne de Tram T2 qui, de fait, disparaîtra. Cela permettra d’augmenter la fréquence de la ligne T1.

Les ingénieurs assurent que, par rapport à la voiture, le « temps de parcours sera divisé par 2 » : 26 minutes depuis le centre-ville en heure de pointe, contre 55 en conduisant. Mais le maire de Blagnac, Bernard Keller (PRG), et Anne-Marie Idrac, la patronne de l’aéroport, n’ont pas manqué d’exprimer leurs regrets.​

Un calendrier maintenu. La mise en service de la TAE est toujours prévue pour fin 2024. Pour l’heure, l’enquête d’utilité publique doit avoir lieu au cours du premier semestre 2019 pour un premier coup de pioche en décembre de la même année.

Une inflation de 200 millions. Le coût réactualisé est de 2,330 milliards. Malgré l’abandon du barreau aéroport, c’est 200 millions de plus que la première évaluation. D’après les projections, la TAE devrait porter l’endettement de Tisséo de 1,4 à 2,5 milliards.

>> A lire aussi : Et si la nouvelle ligne de métro toulousaine était vraiment futuriste?

Une expérience presque SF. La ligne TAE sera bleue, cosy et ultra-connectée, bref futuriste. Ses « smart stations » bardées de capteurs interagiront avec l’intérieur et l’extérieur. La température, la lumière et l’ambiance varieront en fonction de l’affluence ou encore du bruit de fond.