Emmanuel Macron à Rennes le 1er juillet 2017, pour l'inauguration de la ligne TGV.
Emmanuel Macron à Rennes le 1er juillet 2017, pour l'inauguration de la ligne TGV. — AFP

TRANSPORTS

Arrivée du TGV à Toulouse: Le président Macron n'a pas l'air fan...

Emmanuel Macron et le gouvernement veulent mettre « la priorité sur les transports du quotidien ». La ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse est de plus en plus mal partie…

Les jours se suivent et se ressemblent pour le projet de Ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse qui collectionne les signaux contraires. Déjà jeudi 29 juin, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la déclaration d’utilité publique pour un tronçon de la ligne, au sud de la capitale girondine, provoquant l’inquiétude des grands élus du Sud-Ouest.

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Ils ont dû être un peu rassérénés samedi matin quand Elisabeth Borne, la nouvelle ministre des Transports, a annoncé que l’Etat allait faire appel de cette décision.

Mais le soulagement a été de courte durée. Quelques heures plus tard, le président Macron en personne, se chargeait de rallumer la douche froide. « Le combat que je souhaite engager pour les années à venir, ce sont les transports du quotidien », a-t-il expliqué lors de l’inauguration de la ligne TGV Renne-Paris.

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« La promesse que je veux qu’ensemble nous tenions pour les années à venir, c’est ceci : (…) ne pas relancer de grands projets nouveaux mais s’engager à financer le renouvellement des infrastructures », a ajouté le chef de l’Etat, sans citer toutefois la LGV Bordeaux-Toulouse, dont le plan de financement n’est toujours pas bouclé.

Le maire de Toulouse « stupéfait »

Et Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, d’enfoncer le coin : « A-t-on besoin d’aller plus vite, plus loin ? (…) il y a un moment aussi où il faut se fixer des limites », estime-t-il.

Ces messages pas vraiment subliminaux et surtout l’absence du prolongement vers Toulouse dans les discours officiels de ce week-end, laissent Jean-Luc Moudenc (LR), le maire, « stupéfait ».

Dans la Ville rose, le TGV reliant Paris en trois heures (contre 4h20 depuis ce dimanche) est annoncé pour 2024. Et les travaux pour l’accueillir viennent de commencer dans le quartier de la gare Matabiau.