Toulouse: La Chapelle, le plus vieux squat de France, sur la voie de la légalité

CULTURE Le squat culturel toulousain La Chapelle vient de signer un bail emphytéotique avec la mairie de Toulouse. Pour financer les travaux, ses occupants lancent un appel aux dons…

Beatrice Colin

— 

Lors d'une soirée à la Chapelle, le plus vieux squat culturel de Toulouse.
Lors d'une soirée à la Chapelle, le plus vieux squat culturel de Toulouse. — Marie / La Chapelle
  • Le squat culturel La Chapelle existe depuis 1993 rue Danielle-Casanova, près de Compans-Caffarelli
  • Pour financer les travaux de mise aux normes, l’association l’Atelier Idéal a lancé un appel aux dons

C’est le plus vieux squat de France. Investie en 1993, La Chapelle est un lieu toulousain autogéré, où se mêlent expérimentations culturelles et politiques. Animé par l’association l’Atelier Idéal, il a longtemps été la propriété du diocèse Toulouse.

Promesse d’achat

La mairie avait fini par le racheter il y a quelques années. Mais aucun contrat ne liait jusqu’à présent les occupants du lieu à la collectivité. C’est chose faite depuis peu.

« S’il y avait un problème de sécurité, c’était au propriétaire de le régler. Nous avions donc la volonté de trouver une solution juridique. Ce que nous avons fait avec la signature d’un bail emphytéotique de 40 ans qui fait de l’association un occupant légal », plaide Francis Grass, l’adjoint à la Culture de Toulouse.

Une décision entérinée récemment par le conseil municipal. Ce bail, moyennant une redevance annuelle de 500 euros, a été assorti d’une promesse de vente à 100.000 euros.

Mais avant de devenir propriétaire du site, les membres actifs de La Chapelle ont lancé une opération de financement participatif pour payer les travaux de mise aux normes, indispensables à la pérennité du lieu. Ils sont évalués à 40.000 euros pour le chantier d’accueil du public et 70.000 euros sont nécessaires à la rénovation de la toiture.

Au total, la somme de 210.000 euros est donc nécessaire pour faire aboutir le projet. Le tout sans subvention, interdite par la religion des occupants de La Chapelle. Leur nouveau credo est donc de trouver des bienfaiteurs prêts à répondre à leur appel aux dons. Plus de 225 donateurs ont déjà fait des promesses pour un montant de 22.200 euros.