La LGV Bordeaux-Toulouse va prendre (encore) un train de retard

TRANSPORTS La ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse a du plomb dans l’aile : la justice vient d’annuler la déclaration d’utilité publique d’une partie de l’itinéraire…

H.M. avec AFP

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Un TGV à quai. Illustration
Un TGV à quai. Illustration — Olivier Aballain / 20 Minutes

Dimanche, l’inauguration d’une nouvelle portion de ligne à grande vitesse permettra aux Bordelais comme aux Toulousains de gagner une heure sur leur voyage vers la capitale. Toujours bon à prendre pour les habitants de la Ville rose, d’autant que l’arrivée du TGV en gare Matabiau, annoncée pour 2024, vient de connaître un nouveau – et sérieux – revers.

Les opposants gagnent une manche

Jeudi, le tribunal administratif de Bordeaux a en effet annulé la déclaration d’utilité publique (DUP) d’un tronçon de la LGV Bordeaux-Toulouse. Ce tronçon est celui qui relie la gare Saint-Jean de Bordeaux à Saint-Médard-d’Eyrans, à une quinzaine de kilomètres au sud. Il est commun à deux futures lignes LGV, celle qui doit conduire à Toulouse et l’autre à Dax.

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Le tribunal avait été saisi par plusieurs collectifs d’associations et d’élus de Gironde et du Lot-et-Garonne, et par une collectivité des Landes.

La DUP concernée, indispensable au démarrage du chantier, avait été validé en juin 2016 par le gouvernement en dépit de l’avis négatif de la commission d’enquête publique.

La LGV Bordeaux-Toulouse, plébiscitée par les élus des deux régions, rencontrait déjà des problèmes de financement. Elle est désormais confrontée à un casse-tête juridique.