VIDEO. Oui, le bras de fer est un sport (et il existe des clubs pour le pratiquer)

TOUR DE FORCE Un club de bras de fer sportif vient d’ouvrir à Toulouse. Il s’agit de la première structure en France présidée par une femme, Pauline Castillo...

Nicolas Stival

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Thibaut Lely et Pauline Castillo, fondateurs du Toulouse Armwrestling Club, le premier club de bras de fer toulousain.
Thibaut Lely et Pauline Castillo, fondateurs du Toulouse Armwrestling Club, le premier club de bras de fer toulousain. — N. Stival / 20 Minutes
  • Les « féristes » veulent se battre contre les idées reçues qui entourent leur discipline
  • Le meilleur Français, Aymeric Pradines, donnera une conférence dimanche à Toulouse

Les locaux de Crossfit Minimes abriteront dimanche un séminaire. Il n’y sera pas question de développement personnel (quoique…) mais de bras de fer sportif, avec le numéro 1 français de la discipline, Aymeric Pradines, Toulousain installé à Bruxelles. Cet événement marquera les vrais débuts du Toulouse Armwrestling Club (TAC), toute jeune structure dirigée par Pauline Castillo.

« Il y a 15 clubs en France et environ 150 licenciés sous l’égide de la Fédération, et je suis la première femme présidente », souligne-t-elle. Habituée aux salles de sport et à la muscu, la jeune femme de 29 ans est entrée dans « le monde de la force » en rencontrant son compagnon, Thibaut Lely (28 ans), secrétaire du TAC, dont il est l’un des six premiers sociétaires. Ce champion de Strongman, discipline spectaculaire où l’on soulève aussi bien des voitures que d’énormes pierres, est tombé amoureux du bras de fer.

Forcément, la question revient sur toutes les lèvres, y compris sur celles des proches du couple : pourquoi ? « Quand on dit qu’on fait du bras de fer, tout de suite cela évoque l’image d’une discipline que l’on pratique dans des bars pour essayer de gagner des coups », sourit Pauline Castillo. Justement, les conférences d’Aymeric Pradines, parrain du TAC et ami du couple, servent à expliquer en quoi le « fériste » (nom donné au pratiquant) est un vrai sportif, et pas un fan compulsif du film Over the Top avec Sylvester Stallone.

« Est-ce qu’il faut être costaud ? Pas forcément, car c’est très technique », assure Thibaut Lely. On ne s’amusera pas à contredire le coach sportif, son 1,88 m et ses 138 kg… « Contrairement à ce que l’on pense, c’est ultra-complet. Cela fait travailler tout le corps. Les matchs se font debout, et les jambes ont un rôle primordial à jouer. La sangle abdominale est également très sollicitée, comme le dos. On fait bouger son corps, on cherche la position préférentielle. Et puis, par rapport aux autres sports de force, où l’on se retrouve face à soi-même, on lutte contre un adversaire. »

Un sport très populaire en Russie et aux Etats-Unis

En résumé, le bras de fer sportif ne se pratique pas en fin de soirée sur un coin de table, plus ou moins bien assis sur un tabouret en fonction de son degré de lucidité. La discipline, professionnelle depuis 2004, est très populaire notamment en Russie ou aux Etats-Unis, où les championnats peuvent brasser des centaines de milliers d’euros. Voici les points à retenir. Sinon, vous pouvez aussi jeter un œil à cette vidéo de Tibo InShape, où interviennent justement Aymeric Pradines et Thibaut Lely.

  • le sport se pratique sur une table réglementaire (90 cmX66 cm) sur lesquels figurent deux coussins carrés de 18 cm de côté pour poser le coude, deux poignées pour se tenir pendant le match et deux coussinets latéraux, un par adversaire.
  • avant que l’arbitre ne donne le départ, les épaules des adversaires doivent être parallèles à la table, et un poing doit séparer l’épaule de la main de chaque compétiteur
  • le but est d’amener le bras de l’adversaire sur le coussinet latéral opposé
  • le coude ne doit pas se lever du coussin carré, ni en sortir

Vous êtes intéressés mais vous n’avez pas forcément envie de tomber sur Thibaut Lely d’entrée ? Pas de problème, des compétitions pour débutants existent. Il y a des catégories de poids, et des épreuves pour droitiers et gauchers. Y a plus qu'à...