Tarn: Des stages mis en place pour les auteurs de violences conjugales

JUSTICE Dans le Tarn, les conjoints violents vont se voir proposer des stages après leur incarcération…

N.S.
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Le Tarn a pris des mesures pour tenter de prévenir la récidive en matière de violences conjugales. Illustration.
Le Tarn a pris des mesures pour tenter de prévenir la récidive en matière de violences conjugales. Illustration. — A. Gélebart / 20 MInutes

Prendre conscience de la gravité de ses actes et éviter de recommencer. C’est le double objectif des stages pour conjoints violents mis en place dans le Tarn, via un protocole signé entre les tribunaux de grande instance d’Albi et de Castres et le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du département.

Deux jours de « formation »

Selon Radio Cent pour Cent, qui rapporte l’information, les hommes et femmes responsables de ce type de violences seront orientés vers ces « formations » de deux jours après leur incarcération.

« C’est quelque chose qui est fait pour ne pas récidiver et rappeler que si on fait ce stage, on a subi une peine et que si on ne respecte pas les conditions de ce stage, on peut retourner en prison », affirme le vice-procureur de la république d’Albi, Pascal Suhard, interrogé par la radio régionale.

Ces initiatives existent déjà ailleurs en France, et ont été inscrites dans la loi pour l’égalité réelle entre les hommes et les femmes du 4 août 2014. Elles se présentent parfois comme des peines alternatives à l’emprisonnement. Il s’agit de rappeler la loi aux conjoints violents, d’organiser des débats mais aussi de faire intervenir des psychologues et des médiateurs familiaux.